Une motion de défiance a été déclenchée par une partie des députés du Parti conservateur contre leur chef et Premier ministre, Boris Johnson.
Celui-ci sera donc soumis à un vote de confiance, ce lundi 6 juin, dans la soirée.
S'il perd, il devra démissionner.

Est-ce la fin du Premier ministre Boris Johnson ? Affaibli par six mois de scandales sur les fêtes à Downing Street pendant les confinements, le chef du gouvernement britannique doit affronter lundi soir un vote de défiance des députés de son parti, le Parti conservateur. Le vote aura lieu entre 18 h 00 et 20 h 00, à Londres, soit entre 19 h 00 et 21 h 00 à Paris. Le résultat sera annoncé dans la foulée.

Boris Johnson espère "mettre fin à des mois de spéculation"

La motion de défiance est déclenchée si 15% des parlementaires du Parti conservateur demandent un vote de confiance. 54 lettres de députés ont donc été au moins nécessaires. Si le Premier ministre n'obtient pas la confiance de ses collègues de Westminster, une élection interne sera lancée pour désigner un nouveau leader du Parti, qui deviendra Premier ministre et Boris Johnson devra démissionner. S'il obtient le vote de plus de 180 députés, il ne pourra pas être visé par une autre motion de défiance pendant un an.

À la suite de cette annonce, le porte-parole de Boris Johnson s'est félicité pour cette opportunité. "(Le vote) ce soir offre une occasion de mettre fin à des mois de spéculation et de permettre au gouvernement de tirer un trait et de passer à autre chose en répondant aux priorités de la population", a-t-il réagi. 

"Le Premier ministre se félicite de l'occasion qui lui est donnée de présenter ses arguments aux députés et leur rappellera qu'il n'existe pas de force politique plus redoutable que quand ils sont unis et concentrés sur les questions qui comptent pour les électeurs."

La semaine dernière, la publication d'un rapport administratif détaillant l'ampleur des violations des règles anti-Covid à Downing Street avait suscité de nouveaux appels à la démission. Boris Johnson, lui-même visé par une amende (du jamais vu pour un Premier ministre en exercice), a dit assumer "l'entière responsabilité de tout ce qui s'est passé" mais a refusé de démissionner. 

Il est favorisé pour l'instant par l'absence de successeur évident dans les rangs des conservateurs, au pouvoir depuis 12 ans au Royaume-Uni.


Aurélie Loek avec AFP

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