Les manifestations se multiplient un peu partout au Pérou pour demander la libération de l'ancien président Pedro Castillo, accusé d'un coup d'État manqué.
Dans une adresse à la télévision, la nouvelle présidente, Dina Boluarte, a annoncé vouloir avancer les élections générales à avril 2024.

À la recherche de l'apaisement. Après des manifestations qui enflent dans tout le pays depuis jeudi 8 décembre pour réclamer la libération de l'ancien président Pedro Castillo, sa successeure, Dina Boluarte, a annoncé vouloir avancer les élections générales, répondant à une partie des demandes des manifestants. "J'ai décidé de prendre l'initiative d'un accord (...) pour avancer les élections générales à avril 2024", a déclaré dans un message télévisé à la nation la nouvelle présidente.

Des manifestations qui enflent

Celle-ci avait été investie le 7 décembre dernier, après que son prédécesseur a été arrêté après sa tentative ratée de dissolution du Parlement pour instaurer un État d'urgence, ce qui avait été qualifié de "coup d'État". Cet enseignant rural et leader syndical, déconnecté des élites et soutenu par les régions andines depuis les élections de 2021, a été placé en détention provisoire pour sept jours à la demande du Parquet, qui le poursuit pour "rébellion" et "conspiration".

Depuis, les manifestations se multiplient et enflent dans tout le pays, notamment dans les villes du nord et des Andes. Des milliers de personnes se sont mobilisées dans les rues de Cajamarca, Arequipa, Tacna, Andahuaylas, Cusco et Puno, réclamant la libération de l'ancien chef de l'État et de nouvelles élections, et appelant à une grève nationale. Deux personnes sont mortes et cinq personnes au moins ont été blessées dimanche. 

Signe de la tension qui monte : une séance au Congrès sur la situation dans le pays a été suspendue après des incidents. Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent un homme donner un coup de poing par derrière à un autre dans une allée de l'hémicycle, puis une bousculade au centre de celle-ci, sans que qu'il soit possible de savoir la cause. La séance était toujours suspendue dimanche en début de soirée.

"Nous regrettons la mort de deux personnes et plusieurs blessés dans des affrontements. J'exhorte la population à rester calme", a déclaré le ministre de l'Intérieur César Cervantes à la radio RPP. "La vie d'aucun Péruvien ne mérite d'être sacrifiée pour des intérêts politiques. Je réitère mon appel au dialogue et à la renonciation à la violence", avait quant à elle lancé la présidente sur Twitter.


La rédaction de TF1info

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