La Nasa a révélé ce mardi la totalité des premières images du télescope spatial, James Webb.
Au programme : deux photos de nébuleuses - de gigantesques nuages de gaz et de poussières où se forment les étoiles.
Autre cible, le Quintette de Stephan, un groupement de galaxies en interaction entre elles.

Ils étaient attendus depuis des années par les astronomes du monde entier. Au cours d'un direct d'une heure, la Nasa a dévoilé ce mardi 12 juillet un à un les premiers clichés du plus puissant télescope spatial jamais conçu, James Webb. "Chaque image est une nouvelle découverte", a déclaré en ouverture le patron de la Nasa Bill Nelson. "Chacune va donner à l'humanité une vue de l'Univers que nous n'avons jamais vu auparavant."

Parmi elles : les images de deux nébuleuses, de très photogéniques et gigantesques nuages de gaz et de poussières. La nébuleuse de la Carène, située à environ 7.600 années-lumière, illustre la formation des étoiles. Elle en abrite de nombreuses massives, faisant plusieurs fois la taille de notre Soleil. 

HANDOUT / NASA / AFP

La nébuleuse de l'anneau austral est une nébuleuse dite planétaire (bien qu'elle n'ait rien à voir avec les planètes) : il s'agit d'un immense nuage de gaz entourant une étoile mourante. 

HANDOUT / NASA / AFP

Autre cliché : le Quintette de Stephan, groupement de galaxies en interaction entre elles. 

Handout / NASA / AFP
Handout / NASA / AFP

Le dernier objet cosmique dont l'observation a été révélée mardi est une exoplanète, c'est-à-dire une planète en orbite autour d'une autre étoile que notre Soleil, l'un des axes de recherche principaux de James Webb. Elle n'a pas été à proprement parler photographiée, mais analysée par spectroscopie, une technique utilisée pour déterminer la composition chimique d'un objet lointain. En l'occurrence, WASP-96 b, une planète géante composée essentiellement de gaz. 

En combinant les données obtenues précédemment grâce à d'autres télescopes et celles par James Webb, "nous serons probablement capables de détecter de la vapeur d'eau" dans son atmosphère, a estimé auprès de l'AFP José A. Caballero, astronome au Centro de Astrobiologia en Espagne et spécialiste des exoplanètes. Ces données "seront intéressantes pour moi pour voir les capacités du télescope et des instruments", a-t-il ajouté, même s'il considère cette première exoplanète comme un peu "ennuyeuse", et a hâte que de plus petites et moins chaudes soient observées.

James Webb avait été lancé dans l'espace il y a environ six mois, le jour de Noël, depuis la Guyane française par une fusée Ariane 5. Issu d'une immense collaboration internationale, et en projet depuis les années 1990, il est posté à 1,5 million de kilomètres de la Terre. La publication de ces premières images marque le début d'une immense aventure scientifique, qui doit s'étendre sur de nombreuses années et transformer notre compréhension de l'Univers. D'autant que ce télescope a assez de carburant pour fonctionner pendant 20 ans.


Virginie FAUROUX

Tout
TF1 Info