Donald Trump tacle (une nouvelle fois) le Mexique, les candidats à la présidentielle mexicaine répliquent

La rédaction de LCI
Publié le 2 avril 2018 à 1h49
Donald Trump tacle (une nouvelle fois) le Mexique, les candidats à la présidentielle mexicaine répliquent

IMMIGRATION – Dimanche 1er avril, Donald Trump a vivement critiqué le Mexique, coupable, selon lui, de ne rien faire pour réguler les flux de migrants. Et les candidats à la présidentielle mexicaine n’ont pas manqué de lui répondre, dénonçant son "mépris" et appelant à "un respect mutuel"..

Donald Trump l’affirme : il a "besoin du mur" pour empêcher les migrants d’entrer aux Etats-Unis par la frontière mexicaine. Mais le président américain n’a toujours pas l’enveloppe qui permettrait de financer ce projet iconique – et très polémique – de son programme présidentiel. Ainsi, en attendant, le milliardaire a envoyé quelques remarques acides au Mexique, l’exhortant à se bouger pour empêcher l’immigration clandestine. "Le Mexique en fait très peu, si ce n'est RIEN, pour empêcher les gens d'entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux Etats-Unis", a-t-il déploré dimanche sur Twitter, son canal de communication préférentiel.

Et Donald Trump de menacer son voisin, lequel "doit arrêter le flot de drogues et de gens", faute de quoi il arrêtera "leur vache à lait, l'ALENA" (accord de libre-échange entre les Etats-Unis, la Canada et  le Mexique).

États-Unis : le mur à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump divise l'opinionSource : JT 20h WE
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Une "attitude méprisante à l'égard des Mexicains"

Des déclarations fortes qui ne sont évidemment pas passées pas inaperçues au Mexique où débute la campagne en vue de l’élection présidentielle - programmée le 1er juillet prochain. Ainsi, Andres Manuel Lopez Obrador, candidat de gauche, a évoqué Donald Trump lors de son premier meeting : "Ni le Mexique, ni son peuple, ne vont être le punching ball d'un quelconque gouvernement étranger", a pointé le favori des dernier sondages, ajoutant : "Ce n'est pas avec des murs, ni avec l'usage de la force que l'on résout  les problèmes sociaux ou les sujets de sécurité". Il a enfin assuré qu’il tenterait peut-être de changer les idées du président américain "sur sa politique étrangère erronée, et en particulier, sur son attitude méprisante à l'égard des Mexicains".

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A la tête d’une coalition de partis de droite et de gauche, Ricardo Anaya a également réagi aux propos de Donald Trump :

"Nous avons besoin d'une nouvelle relation avec une responsabilité partagée et un respect mutuel", a-t-il sobrement déclaré avant de fustiger la prolifération d’armes à feu qu’il impute à son voisin : "80% des armes avec lesquelles on assassine des gens dans notre pays proviennent des Etats-Unis."


La rédaction de LCI

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