Près de 2000 migrants tentent d’entrer dans l’enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc, dont 23 sont décédés

LC. avec l'AFP
Publié le 24 juin 2022 à 12h42, mis à jour le 26 juin 2022 à 14h47
JT Perso

Source : JT 13h WE

Près de 2000 migrants ont tenté d’entrer, ce vendredi 24 juin, au matin, dans l’enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc.
C’est la première tentative d’entrée massive depuis la normalisation des relations, intervenue mi-mars entre Madrid et Rabat.

Près de 2000 migrants ont essayé d'entrer, ce vendredi 24 juin, dans l'enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc. Parmi eux, "130 y sont parvenus", selon la préfecture à l'AFP. Dans un premier bilan, les autorités parlaient de "plus de 400" personnes. 

"Cinq migrants sont morts dans des bousculades et en tombant de la clôture" qui sépare l'enclave du territoire marocain, ont ensuite dans un premier temps les autorités de la province marocaine de Nador dans un communiqué. Le bilan a ensuite été revu à 23 morts, samedi.

"Organisés" et "violents"

Ce matin, vers 6h40, les forces de l'ordre ont repéré "un groupe de migrants venant de pays d'Afrique subsaharienne" s'approchant de la frontière, avait indiqué un porte-parole de la préfecture. Malgré le large dispositif de sécurité, ces derniers, "parfaitement organisés et violents", "ont forcé l'entrée et cassé la porte d'accès du contrôle aux frontières" avant d'entrer dans l'enclave espagnole, avait-il ajouté.

Située sur la côte nord du Maroc, Melilla, avec Ceuta, sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne sur le continent africain. Régulièrement, elles font l'objet de tentatives d'entrée de la part des migrants voulant rejoindre l'Europe. Début mars, l'enclave espagnole avait ainsi été le théâtre de plusieurs mouvements, dont la plus importante jamais enregistrée comptait 2500 migrants, dont 500 avait réussi à atteindre la ville autonome.

L'année passée, en mai 2021, plus de 10.000 migrants étaient également arrivés jusqu'à Ceuta, à la faveur d'un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain, provoqué par la crise diplomatique entre Espagnols et Marocains. Cette dernière avait été causée par l'accueil du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en Espagne pour y être soigné du Covid-19. La réconciliation entre les deux capitales a finalement été scellée mi-mars après la décision de Madrid de soutenir publiquement le plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental.

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L'apaisement a automatiquement entraîné une baisse des arrivées aux Canaries, au large du Maroc. Selon le ministère de l'Intérieur, le nombre de migrants ayant atteint l'archipel espagnol a chuté de 70% entre avril et février. Cette normalisation des relations a également permis la réouverture en mai des postes-frontières entre le nord du Maroc et Ceuta et Melilla.


LC. avec l'AFP

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