Présidentielle américaine : l'ancien vice-président républicain Mike Pence retire sa candidature

Publié le 28 octobre 2023 à 21h17, mis à jour le 28 octobre 2023 à 22h29

Source : Sujet TF1 Info

Mike Pence a annoncé, samedi, retirer sa candidature à l'investiture du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle de 2024.
L'ancien vice-président des États-Unis a estimé que ce n'était "pas [son] heure".
Le Républicain était à la peine dans les sondages.

Mike Pence renonce. L'ancien vice-président des États-Unis a annoncé, samedi 28 octobre, qu'il retirait sa candidature à l'investiture du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle de 2024. "Je suis venu vous dire que c'est devenu clair pour moi : ce n'est pas mon heure", a-t-il déclaré, en s'adressant à la Coalition juive républicaine (RJC) réunie en convention à Las Vegas, dans le Nevada. "Après mûre réflexion et prière, j'ai décidé de suspendre ma campagne pour la présidence", a-t-il dit.

Considéré comme un "traître"

Une décision qui intervient alors que Mike Pence était à la traîne dans les sondages, avec 3,8% d'intentions de vote, selon le site spécialisé fivethirtyeight.com, et se trouvait en difficulté face à son ancien patron Donald Trump, qui fait figure de grand favori des primaires républicaines, malgré ses déboires judiciaires. Il n'a donné aucune consigne visant à soutenir tel ou tel autre candidat lors de cette adresse qui a pris son auditoire complètement de court.

Les huit principaux candidats à l'investiture du Parti républicain doivent tous s'exprimer lors de ce rassemblement durant le week-end dont Donald Trump et son plus proche rival, le gouverneur de Floride Ron DeSantis. Après des années de loyauté indéfectible à Donald Trump, son ancien vice-président a changé de ton après l'assaut contre le Capitole, le 6 janvier 2021. Et ce chrétien évangélique, farouche opposant à l'avortement, avait même décidé de défier son ancien patron lors des primaires républicaines de 2024, mais ses chances étaient très vite apparues réduites. 

Les militants fidèles à l'ancien président le considèrent en effet comme un "traître" parce qu'il a certifié au Congrès la victoire de Joe Biden à la présidentielle de 2020. 


La rédaction de TF1info avec AFP

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