Le bal des primaires républicaines début le 15 janvier dans l'Iowa.
Seuls quelques candidats osent défier Donald Trump, favori des électeurs.
Parmi eux : Ron DeSantis, gouverneur de Floride ou Nikki Haley, ex-ambassadrice à l'ONU.

Créer la surprise face à Donald Trump. C'est l'objectif d'une poignée de candidats qui, à partir du 15 janvier, vont défier l'ancien président durant les primaires républicaines. Le scrutin, qui doit débuter dans l'Iowa et s'étendra durant plusieurs mois, déterminera celui qui affrontera en novembre le démocrate Joe Biden, candidat à sa réélection. TF1info fait le point sur les prétendants à l'investiture républicaine.

Donald Trump, seul en tête

Cerné par les enquêtes sur ses pressions électorales en 2020, des paiements suspects à une ex-actrice de films X, ou encore sa gestion des archives de la Maison-Blanche, l'homme d'affaires de 77 ans s'est lancé à corps perdu dans sa troisième campagne. Celle-ci est d'ores et déjà inédite, le candidat devant jongler entre procès et rendez-vous électoraux.

Deux États américains, le Colorado et le Maine, l'ont déjà jugé "inapte" à revenir à la Maison-Blanche en raison de son rôle dans l'assaut du Capitole en 2021. Tant que la Cour suprême des États-Unis ne se sera pas prononcée sur le sujet, les bulletins devront encore inclure l'ancien président, qui nie tout acte répréhensible et dénonce une "chasse aux sorcières". En attendant l'avis des juges, le tonitruant milliardaire sillonne le pays. Et redouble de virulence à l'égard des migrants, les accusant d'"empoisonner le sang" des États-Unis. Une rhétorique similaire à celle des "nazis", selon son adversaire Joe Biden.

Nikki Haley, seule femme candidate

L'ancienne gouverneure de Caroline du Sud et ex-ambassadrice des États-Unis à l'ONU est la seule femme candidate aux primaires républicaines. Âgée de 51 ans, Nikki Haley est au coude-à-coude avec Ron DeSantis pour la deuxième position dans les sondages. 

Durant les débats républicains, elle s'est distancée de ses rivaux avec une position plus modérée, notamment sur l'avortement. Si elle a ouvertement critiqué la croisade post-électorale de Donald Trump sur une supposée fraude jamais prouvée, Nikki Haley n'a jamais renié le bilan de l'ancien président et s'est même dite en faveur de le gracier, si elle était élue, "pour le bien du pays". L'ancienne gouverneure n'est cependant pas épargnée par les polémiques : fin décembre, elle a été critiquée pour avoir refusé de mentionner l'esclavage comme cause de la guerre de Sécession lors d'un échange avec des électeurs.

Ron DeSantis, en croisade contre la "bien-pensance"

Le gouverneur de Floride a incarné un temps la relève du Parti républicain. Mais il a vu sa cote dégringoler dans les sondages depuis qu'il s'est lancé dans la course, fin mai. À la tête de la Floride depuis 2018, cet ancien officier de marine âgé de 45 ans, engagé dans une croisade contre la "bien-pensance", s'est fait remarquer en multipliant les coups d'éclats ultra-conservateurs sur l'éducation ou l'immigration, mais se voit à présent reprocher son manque de charisme.

Vivek Ramaswamy, la carte de la provoc'

Novice en politique, cet homme de 38 ans qui a fait fortune dans les biotechnologies joue la carte de la provocation pour percer dans les sondages. Il a notamment qualifié les militants écologistes de "secte religieuse". Celui qui se plaît à s'imaginer en "Trump 2.0" est toutefois redescendu en 4ᵉ position dans les enquêtes d'opinion, après s'être hissé brièvement à la troisième place.

Chris Christie et les autres

Chris Christie, 61 ans, est le candidat le plus critique à l'égard de l'ancien président. Dépeignant le milliardaire comme égocentrique et malhonnête, l'ancien gouverneur du New Jersey n'a pas épargné ses autres rivaux, leur reprochant notamment leur réluctance à condamner les actions de l'ancien dirigeant. Son style n'a pas séduit les électeurs : Chris Christie a annoncé jeudi 11 janvier qu'il jetait l'éponge. Il était si bas dans les sondages qu'il ne remplissait pas les critères fixés par le parti pour participer au débat de mercredi.

Deux autres "petits" candidats sont toujours en lice : l'ancien gouverneur de l'Arkansas Asa Hutchinson et le pasteur et entrepreneur texan Ryan Binkley. 

Selon l'agrégateur RealClearPolitics, Donald Trump gravite à 62,7% d'intentions de vote, tandis que ses deux principaux rivaux, Nikki Haley et Ron DeSantis, sont eux respectivement à... 11 et 10,9%.


Thomas GUIEN

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