Primaire républicaine : Ted Cruz, l'autre bulldozer de la campagne

Thomas Guien
Publié le 4 mars 2016 à 14h28
Primaire républicaine : Ted Cruz, l'autre bulldozer de la campagne

PORTRAIT - Le sénateur ultra-conservateur s'en est sorti honorablement lors du Super Tuesday. Faisant de lui, au grand désespoir du Parti républicain, l'alternative à Donald Trump. Eléments de portrait de l'autre bulldozer de la primaire républicaine.

Le Super Tuesday a parlé et, finalement, à côté de l'ouragan Trump, le sénateur Ted Cruz ne s'en sort pas si mal. Après avoir remporté le très religieux Etat de l'Iowa, ce parangon d'ultra-conservatisme a en effet ajouté l'Alaska, le Texas et l'Oklahoma à sa panoplie. Il compte pour l'instant 169 délégués, contre 285 pour le milliardaire.

Challenger et favori, même combat

Des comptes qui font de Ted Cruz, bien loin devant Marco Rubio, la plus sérieuse des alternatives à Donald Trump, le candidat le plus craint de l'establishment du parti républicain. Sauf que. Ted Cruz n'est guère plus aimé par les figures du parti que ne l'est Trump. Et le voir prendre l'investiture républicaine à la convention du parti l'été prochain ne serait pas une meilleure idée que son concurrent à la mèche improbable.

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Sur sa page Twitter , Ted Cruz se défini en quelques mots : "Père de deux enfants, mari d'Heidi Cruz, sénateur des Etats-Unis, combattant de la liberté, joueur de jeux d'IPhone, candidat républicain à l'élection présidentielle de 2016". Sous cette apparente désinvolture se cache néanmoins un farouche conservateur de 45 ans, très prompt à défendre les causes du Tea Party. Né au Canada d'un père cubain et d'une mère américaine, il se dit déterminé à "rendre à l'Amérique sa grandeur"... pas si loin su "Make America great again" de Donald Trump. Selon lui, cela passe par la suppression de l'impôt sur le revenu, auquel il veut lui substituer un impôt unique (flat tax) à 10%.

L'ultra-conservateur dans toute sa splendeur

On a finalement affaire au profil classique de l'ultraconservateur : pour lui, le réchauffement climatique est une invention du gouvernement. Opposé au mariage gay, pro-armes, il ne conçoit l'avortement que dans les cas où la vie de la mère est en danger. Inutile de dire que l'Obamacare (la loi sur la santé de Barack Obama) ne trouve guère grâce à ses yeux : il a en effet été l'un des partisans en 2013 du "shutdown", qui a consisté à demander la fermeture des administrations, faute de pouvoir payer les fonctionnaires.

Impressionné, Donald Trump ? Peut-être, si on croit les salves qu’il adresse à son concurrent. L'homme d'affaires new-yorkais fait désormais de lui sa principale cible, l'accusant d'être un horrible personnage ou d'être né au Canada, il y a 45 ans, sous-entendant qu'il serait inéligible à la présidence des Etats-Unis.

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