Propos de Lu Shaye sur LCI : des "points de vue personnels", assure l'ambassade de Chine en France

par Benoît LEROY
Publié le 24 avril 2023 à 15h39

Source : TF1 Info

Sur LCI, l'ambassadeur de Chine à Paris avait jugé que les pays issus de l'URSS n'avaient pas "de statut dans le droit international".
Depuis, Paris et d'autres capitales internationales ont fait part de leur "consternation".
Lundi 24 avril, l'ambassade est sortie du silence, quelques heures après Pékin.

La représentation chinoise en France sort du silence. Lundi 24 avril, l'ambassade de Pékin à Paris a indiqué que les propos tenus par Lu Shaye - représentant du gouvernement de Xi Jinping - notamment sur la Crimée "n'étaient pas une déclaration de (...) politique" devant engager la Chine dans son ensemble. "La position de la Chine sur les questions concernées n'a pas changé", martèle le porte-parole de l'ambassade dans un message publié sur les réseaux sociaux. 

Et de préciser que la prise de parole de son ambassadeur n'était qu'une "expression de points de vue personnels au cours d'un débat télévisé". Le 21 avril dernier, sur le plateau de LCI, il avait jugé que "la Crimée était tout au début à la Russie", estimant également que l'ensemble des pays issus de l'ex-URSS - comme l'Ukraine, la Biélorussie ou bien encore la Lituanie - "n'ont pas le statut effectif dans le droit international parce qu'il n'y a pas d'accord international pour concrétiser leur statut de pays souverain"

Un dernier point sur lequel l'ambassade affiche son désaccord. "Sur la souveraineté territoriale, la position de la partie chinoise est constante et claire. La partie chinoise respecte la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de tous les pays et défend les buts et principes de la Charte des Nations Unies", juge-t-on dans le même communiqué. "La partie chinoise respecte le statut de pays souverains des républiques nées après la dissolution de l'Union soviétique." 

Des propos "inacceptables"

Depuis la tenue de ses propos, le 21 avril, la Chine est au cœur d'une polémique internationale. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a qualifié ces propos "d'inacceptables". Dans le même temps, les capitales des anciens pays du bloc soviétique se sont insurgées contre l'ambassadeur chinois en France. Paris, de son côté, avait publiquement exprimé sa "consternation".

Après un long silence, Pékin a fini par prendre ses distances en tenant des propos similaires à ceux contenus dans le communiqué de son ambassade à Paris.

Par ailleurs, un entretien - prévu lundi - "entre le directeur de cabinet et l'ambassadeur de Chine sera l'occasion de mises au point très fermes", a déclaré le Quai d'Orsay à l'Agence France-Presse. Le ministère français assurant que cet entretien était prévu de longue date.


Benoît LEROY

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