Ukraine : plus de sept mois de guerre

Qui est Olena Zelenska, la Première dame d'Ukraine ?

V. Fauroux
Publié le 9 août 2022 à 18h38
JT Perso

Source : TF1 Info

Olena Zelenska, 44 ans, est l'invitée exceptionnelle de Darius Rochebin ce mardi sur LCI à partir de 20h30.
L'épouse du président ukrainien Volodomyr Zelensky multiplie les prises de parole depuis l'invasion russe.
Un art de la diplomatie qui ne lui est pourtant pas familier.

Comment passer de l'ombre à la lumière en quelques heures ? Lorsqu'elle est allée se coucher le 23 février, la veille de l'invasion russe, la première dame d'Ukraine, Olena Zelenska, ne se doutait pas qu'elle allait désormais devoir faire entendre sa voix pour plaider en faveur de son peuple. Contrairement à Volodymyr Zelensky, un des comédiens les plus connus du pays avant son élection à la présidence en 2019, son épouse, 44 ans, était en effet peu disposée aux prises de position publiques. 

J'ai toujours été une personnalité non publique et je n'aime pas l'attention supplémentaire qui m'est portée.

Olena Zelenska dans le magazine Elle

Au début de l'offensive russe, elle a passé plusieurs semaines cachée, bougeant d'un abri à l'autre alors que les troupes de Moscou s'approchaient de Kiev. Puis, au fil du temps, cette blonde svelte, aux cheveux longs et au style réservé, est revenue sur le devant de la scène, s'adressant au Congrès américain fin juillet pour demander un plus grand soutien occidental à l'Ukraine. "Aidez-nous à mettre fin à cette terreur contre les Ukrainiens", a-t-elle imploré, au bord des larmes, en montrant aux représentants américains des images d'enfants estropiés, quatre mois après l'intervention par visioconférence de son mari.

L'art de la diplomatie ne lui vient pourtant pas de manière naturelle. "J'ai toujours été une personnalité non publique et je n'aime pas l'attention supplémentaire qui m'est portée", a-t-elle dit au magazine Elle, quelques mois avant l'invasion. "En deux ans et demi en tant que première dame, beaucoup de choses ont changé pour moi (...) J'ai conscience que le destin m'a donné une chance unique de communiquer avec les gens", a-t-elle ajouté.

"Une personne de devoir"

Diplômée d'architecture, Olena Kiachko de son nom de jeune fille, a grandi à Kryvy Rig, dans le centre de l'Ukraine, d'où est également originaire son mari. Le couple s'est rencontré à l'âge de 17 ans et leur amitié s'est transformée en romance au moment où ils ont commencé leur carrière dans l'industrie du divertissement, lui en tant que comédien et elle en écrivant ses blagues. Ils se sont mariés en 2003 avant de déménager à Kiev, donnant naissance à Oleksandra, aujourd'hui âgée de 17 ans, et à son petit frère Kyrylo, 9 ans.

Inconnue du public avant l'élection de son mari en 2019 et très heureuse ainsi, Olena Zelenska a assuré lors d'interviews que son mari ne l'a pas prévenue lorsqu'il a décidé de se porter candidat à la présidentielle. Elle a appris la nouvelle comme tous les autres : sur les réseaux sociaux et semblait mal à l'aise pendant des événements officiels au début de son mandat. "C'est une personne de devoir", analyse Anna Tchaplyguina, spécialiste de l'étiquette. "Ce n'est pas Michelle Obama", bien plus à l'aise sous le feu de projecteurs, mais plutôt "Kate Middleton à ses débuts" dans la famille royale. "Elle n'a jamais rêvé et n'a jamais aspiré à devenir première dame et elle s'est retrouvée là par hasard - et au milieu d'une crise planétaire", a-t-elle résumé à l'AFP.

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Au cours des semaines qui ont suivi, la famille n'a pu voir Volodymyr Zelensky que lors de ses apparitions sur les réseaux sociaux et dans les médias. Depuis, l'Ukrainienne a rempli son emploi du temps de contacts avec les épouses des dirigeants français, israélien, polonais et lituanien ou encore en prononçant des discours et donnant des entretiens. Pour Aliona Guetmantchouk, directrice du New Europe Center, un groupe de réflexion à Kiev, la touche personnelle d'Olena Zelenska a contribué à "renforcer le message" sur la situation critique dans laquelle se trouve son pays. "Elle a parlé des besoins humanitaires, ce qui est un sujet habituel pour la première dame, mais elle a également montré que dans le cas de l'Ukraine, plus d'aide militaire signifie plus de vies sauvées."


V. Fauroux

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