Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Qui sont les militants anti-masques ?

La Rédaction de LCI
Publié le 31 août 2020 à 11h18, mis à jour le 31 août 2020 à 11h49
JT Perso

Source : JT 20h WE

MOBILISATION - Le phénomène anti-masque prend de l'ampleur aux États-Unis, mais aussi en Europe. En Allemagne, les protestataires sont même allés jusqu'à prendre d'assaut le Reichstag, l'un des principaux piliers du pouvoir politique dans ce pays.

Le masque est devenu LA cible des opposants à toute contrainte sanitaire. Des mouvements se développent un peu partout, notamment en Europe. Ainsi, en France, même s'ils peinent à sortir de l'ombre, l'une des premières mobilisations de militants anti-masques a réuni samedi quelques 300 personnes, accusant notamment le gouvernement de "manipuler les gens par la peur" et d'imposer le masque dans plusieurs grandes villes "sans aucune justification scientifique". 

Mais c'est en Allemagne que la mobilisation prend le plus d'ampleur où 18.000 manifestants "anticorona" se sont rassemblés à Berlin. La situation a même dégénéré lorsque plusieurs centaines de protestataires ont tenté de pénétrer au sein du Reichstag, le Parlement fédéral. Pour un bâtiment qui autrefois fut incendié par les nazis, le symbole est choquant et n'a pas manqué de faire réagir jusqu'au plus haut sommet de l'État. 

Lire aussi

Anti-élite et anti-système

Dans le pays, le climat s'est nettement détérioré, à l'heure où Angela Merkel a décidé de renforcer les restrictions dues au coronavirus. Parmi les manifestants réunis dans les rues de la capitale samedi, il y avait de tout : des militants libertaires, des anarchistes, mais aussi de farouches opposants au vaccin, apparenté par certains à la grande faucheuse de la mort. 

On trouve également, à l'image de ces drapeaux du Reich (l'empire allemand du début du siècle, ndlr) que l'on voit fleurir un peu partout, des sympathisants nationalistes ou d'extrême droite. Une atmosphère en tout cas anti-élite et anti système décryptée dans le 20H de TF1 par Jean-Yves Camus, le directeur de l'Observatoire des radicalités politiques : "La crise du coronavirus vient un peu amalgamer toutes les théories du complot. Il y a aujourd'hui une non-acceptation de la moindre norme édictée par l'Etat, et qui vient se mettre en travers de votre chemin", dit-il.

Aux Etats-Unis, ce mouvement émerge depuis quelques mois déjà, soutenu par un mouvement conspirationniste puissant. Ce dernier porte même un nom "Qanon" fondé par un blogueur anonyme qui relaie sur le web les théories les plus farfelues. Mais il a aussi et surtout pour particularité de soutenir Donald Trump contre un supposé complot international visant à asservir les citoyens.

Dans chaque meeting du président la lettre Q apparaît désormais comme un signe de ralliement. "On nous prend pour une secte, mais la différence c'est que nous n'avons pas de gourou. Personne ne sait qui est Q. Il nous encourage simplement à rechercher la vérité par nous-même", avance ainsi une militante. Loin d'être aussi structurés et politisés qu'aux Etats-Unis, les sans-masques européens promettent en tout cas eux-aussi de ne pas céder aux injonctions sanitaires.


La Rédaction de LCI

Tout
TF1 Info