L'ancien président des États-Unis s'était fait bannir du réseau social en janvier 2021 après l'assaut du Capitole par des partisans républicains.
Twitter a estimé à l'époque que ses tweets quotidiens pouvaient inciter à la violence.
Donald Trump a lancé une plateforme concurrente, appelée "Truth", sur laquelle il préfère rester pour le moment.

Même si "Truth Social", réseau social concurrent à Twitter lancé par Donald Trump, peine à décoller, pas question pour l'ancien président des États-Unis de faire son grand retour sur la plateforme à l'oiseau bleu. Et ce, malgré son rachat par Elon Musk. Bannit en janvier 2021, le milliardaire préfère rester fidèle à son produit.

"Je ne vais pas sur Twitter, je reste sur TRUTH", a-t-il déclaré à la chaîne américaine Fox News en référence à la plateforme qu'il a lancée en février, et présentée comme une alternative conservatrice à Facebook, Twitter et YouTube. Une belle preuve de fidélité, alors que Truth semble souffrir d'un déficit évident de popularité. L’appli est passée de 866 000 installations la première semaine de lancement sur l'App Store américain, à seulement 60 000 la semaine du 14 mars selon France Culture.

La faute sans doute aux nombreux problèmes rencontrés sur l'application. Censée être entièrement fonctionnelle d'ici fin mars, le réseau social pourtant prometteur accumule les problèmes techniques, devenant ainsi la risée du web.

Twitter accusé de partialité par les républicains

Avant le rachat de Twitter, Elon Musk, le fantasque patron de Tesla et de SpaceX, a critiqué à de multiples reprises le réseau social, et prévoit d'y apporter des changements. Il jugeait notamment la liberté d'expression et de la modération des contenus trop sévères. "La liberté d'expression est le socle d'une démocratie qui fonctionne, et Twitter est la place publique numérique où les sujets vitaux pour le futur de l'humanité sont débattus", a déclaré lundi Elon Musk, cité dans le communiqué de Twitter annonçant son rachat pour 44 milliards de dollars.

Twitter est accusé de partialité en faveur des démocrates par de nombreux républicains et de violer la liberté d'expression en suspendant les comptes conservateurs. Malgré cette déclaration, Elon Musk n'a toutefois pas explicitement dit qu'il autoriserait le retour de Donald Trump ou de certains de ses partisans également bannis. 

Twitter avait annoncé suspendre définitivement le 8 janvier 2021 le compte de Donald Trump, suivi par près de 89 millions d'abonnés auxquels il s'adressait tous les jours, estimant qu'il existait un risque d'incitation à la violence.

Deux jours auparavant, des milliers de partisans du milliardaire républicain avaient violemment attaqué le Capitole à Washington pour empêcher les élus de certifier la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle. 


Anastasia Nicolas avec AFP

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