RÉACTION - La justice britannique a rejeté la demande d’extradition vers les États-Unis du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, qui pourrait y être poursuivi pour espionnage. Son avocat, Me Antoine Vey, évoque "un coup de projecteur qui permettra d’obtenir d’autres victoires".

Un "véritable" soulagement pour son avocat. Ce lundi, la justice britannique a rejeté la demande d’extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, vers les États-Unis, pays qui le réclame pour la publication de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines depuis 2010. Julian Assange y risque jusqu’à 175 ans de prison.

Mais la justice britannique invoque un risque de suicide, et a décidé de ne pas l’extrader outre-Atlantique "pour des raisons de santé mentale". "Les procédures décrites par les États-Unis ne vont pas l’empêcher de se suicider", estime la justice, Julian Assange y risquant "un isolement quasi-total." Les autorités américaines pourraient faire appel.

Après cette décision, l’avocat de Julian Assange, Me Antoine Vey, a toutefois exprimé son soulagement. "C’est véritablement quelque chose de très positif", a-t-il indiqué sur LCI. "Nous sommes véritablement soulagés" mais aussi "totalement conscients que ce n’est qu’un moment dans le combat qui est le nôtre."

Le conseil du fondateur de Wikileaks espère désormais que cette décision "sera un coup de projecteur qui permettra d’obtenir d’autres victoires", notamment "sa remise en liberté", a-t-il déclaré. Celle-ci sera examinée lors d’une audience mercredi, alors que Julian Assange reste pour l’heure détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans l’Est londonien.


I.N

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