Parmi les villes les plus touchées par le séisme, il y a celle d'Antioche, près de la Syrie.
Le centre-ville a quasiment disparu, et les rescapés ne peuvent compter que sur la solidarité.
Une équipe de TF1 a suivi les volontaires venus de tout le pays soutenir Antioche.

Au milieu des ruines de leur immeuble, un homme et sa nièce de quinze ans se sont installés un campement de fortune. Tout ce qu'il leur reste, c'est une photo de leurs voisins et quelques livres. Leur quartier au centre d'Antioche, près de la frontière syrienne, a été littéralement rasé par le séisme du 6 février dernier. Certains peuvent compter sur des amis ou des proches pour les aider ou les prendre en charge. Mais la plupart des rescapés n'ont pas cette chance, et leur survie dépend entièrement des volontaires venus de tout le pays, comme on le voit dans le reportage de TF1 en tête de cet article.

Des volontaires venus de toute la Turquie

Dans un camp de fortune, installé dans un parc, Ertan, un professeur d'art originaire d'Ankara, organise la distribution des dons sous une tente :"Là, vous avez des couvertures, c'est pour avoir chaud et ici, ce sont des produits d'hygiène", nous explique-t-il. Près de sa tente, la file d'attente est interminable, les rescapés sans abri sont innombrables.

Des dizaines d'associations se sont ainsi installées dans le centre-ville. Mais malgré la mobilisation des volontaires, les sinistrés témoignent de conditions de vie insalubres : il n'y a pas de toilettes et les maladies commencent à circuler. La plupart d'entre eux essaient de quitter la ville au plus vite. Pour l'heure, leurs espoirs reposent sur une jeune volontaire prénommée Meltem. Elle a fait le chemin depuis Istanbul avec des amis, réussissant à apporter trois bus pour emmener ceux qui veulent quitter la ville. La foule se presse autour d'elle, mais seules 150 places sont disponibles.


La rédaction de TF1info | Reportage : Léa Merlier, Bixente Hacala, Frédéric Mignard

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