Deux semaines après le séisme, les autorités turques vont arrêter la recherche de survivants.
Les équipes de sauveteurs étrangers ont quasiment toutes été invitées à partir.
Le 13H de TF1 a recueilli le témoignage du président d'une ONG française.

La fin des recherches. Quatorze jours après le violent tremblement de terre qui a touché la Turquie, les autorités du pays ont décidé d'arrêter dès ce dimanche toutes recherches de survivants. Les équipes de secours ont fait place aux bulldozers, désormais chargés de déblayer les décombres des innombrables bâtiments effondrés lors du double séisme du 6 février. 

Pourtant, selon nombre d'équipes de sauveteurs étrangers, il reste encore des survivants. Le 13H de TF1 a interrogé Eric Zipper, président de l'ONG Corps mondial de Secours. Pour lui, retrouver des survivants sous les décombres est "extrêmement plausible". "On aurait bien voulu pouvoir continuer plus longtemps à chercher. Il aurait fallu continuer cette collaboration qu'on avait avec les engins mécaniques", affirme-t-il dans la vidéo en tête de cet article. 

Toujours des survivants sous les décombres

L'équipe de secours d'Eric Zipper a travaillé neuf jours sur deux sites touchés par les tremblements de terre. Les sauveteurs ont ainsi pu retrouver deux personnes vivantes sous les ruines d'un immeuble. Et d'autres survivants ont été sauvés récemment.  Ce samedi 18 février, par exemple, plusieurs victimes ont pu être secourues après avoir été coincées plus de 300 heures sous des tonnes de béton. 

Des scènes marquantes ont été diffusées sur les chaînes turque, comme le sauvetage de Samir : "Les autres sont là ! Une femme est trois enfants !" affirmait le père de famille, alors même qu'il était encore coincé sous les gravats. Samir et sa femme ont pu être secourus, mais leur fils de 12 ans est décédé.

Pour le directeur de l'ONG Corps mondial de Secours : "En laissant neuf jours de recherches, la Turquie a laissé une grande fenêtre de recherches quand on la compare à d'autres pays. D'autres, soit ne font pas de recherches du tout, soit arrêtent les recherches 2 ou 3 jours après et laissent la place aux bulldozers".

En Turquie, les engins de déblaiement ont désormais pour mission de dégager les routes et de libérer des terrains pour y installer des logements provisoires. Ces habitations de fortune permettront aux sinistrés de ne plus dormir dans la rue, en plein hiver anatolien.


La rédaction de TF1info | Reportage : Sylvain Millanvoye, Delphine Xainte

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