Au Maroc, quatre jours après le séisme, on continue de mesurer l'ampleur de la dévastation.
À ce jour, 300.000 Marocains se retrouvent sans maison, selon l'UNICEF.
Reportage à Talat N'Yaaqou, où les habitants peinent à se projeter dans l'avenir.

La maison de Mohamed a été réduite en miettes, 49 ans de vie ici. Que deviendra ce tas de gravats ? Que va-t-il devenir lui ? Impossible d'imaginer un avenir. "On ne sait rien, on n'a pas de moyens, on n'a pas d'information officielle. Est-ce qu'on va avoir des aides financières ? Est-ce qu'on va pouvoir reconstruire ? Aucune idée", s'inquiète-t-il.  "Comment je vais reconstruire ça ? Je gagne 5 euros par jour. J'ai cinq personnes à ma charge. Comment je vais faire ? ", poursuit Mohamed, en larmes, dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. 

Dans tout le village de Talat N'Yaaqoub, des décombres et les quelques bâtiments qui ont résisté sont inhabitables. 

Il y a bien des maisons encore debout, mais elles sont extrêmement fragilisées. Les bâtisses pourraient s'effondrer à tout moment.

Sous des tentes, certains habitants ont encore leurs maisons, mais n'osent pas y mettre un pied. "Ma maison tient encore, mais elle est toute fissurée, c'est pour ça qu'on ne veut pas vivre dedans", confie un Marocain. Un habitant du village s'inquiète aussi pour ses enfants, car il n'y a plus d'école dans le village. "J'ai deux jeunes enfants que j'ai dû envoyer près de Marrakech avec leur mère pour qu'ils aillent à l'école", explique-t-il. 

"Le collège est fermé, on veut étudier mais on ne peut plus", se désole un adolescent. Tout ce qui faisait vivre le village a disparu. La station-service n'existe plus, une station mobile vient d'être installée. "C'est la seule station dans toute la région. Les gens ont besoin de gasoil", assure un employé. Combien de temps encore seront-ils ravitaillés ? Tout ici n'est que provisoire.


La rédaction de TF1 | Reportage Sophie Chevallereau, Erina Fourny, Quentin Trigodet

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