Liz Truss, l'éphémère Première ministre britannique

Royaume-Uni : devant la polémique, Liz Truss annule sa baisse d'impôt sur le revenu pour les plus riches

La rédaction de TF1info
Publié le 3 octobre 2022 à 15h08
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

C'était la mesure la plus controversée du paquet, présenté le 23 septembre dernier.
La Première ministre britannique Liz Truss a annoncé, lundi 3 octobre, faire marche arrière sur la baisse d'impôt sur le revenu visant les plus aisés.
Depuis son annonce, la suppression du taux d'imposition pour les plus riches faisait polémique.

Un volte-face pour sauver la face. Le 23 septembre dernier, la Première ministre britannique Liz Truss et son chancelier de l'Échiquier, Kwasi Kwarteng avaient engagé un plan de soutien à l'énergie massif pour les ménages, accompagné de vastes baisses d'impôts. Ce projet actait notamment la baisse d'impôt sur le revenu les plus riches, qui serait passée de 45 à 40% pour la tranche supérieure. Cette annonce mal perçue par l'opinion publique avait plongé les marchés financiers dans la tourmente. De quoi fragiliser celle qui a pris la succession de Boris Johnson, moins d'un mois après sa prise de fonction. 

Face à la polémique, l'accusant de favoriser les plus aisés en pleine crise du coût de la vie au Royaume-Uni, Londres a annoncé, lundi 3 octobre, faire marche arrière. "Il est clair que la suppression du taux d’imposition à 45%" pour les contribuables dont les revenus excèdent 150.000 livres sterling (171.000 euros) par an "a éclipsé notre mission de nous attaquer aux difficultés dans notre pays. Par conséquent, j'annonce que nous n'allons pas la poursuivre", a tweeté le ministre des Finances Kwasi Kwarteng, peu avant son intervention au Congrès annuel des conservateurs à Birmingham. 

"Nous comprenons, nous avons écouté"

"Cela va nous permettre de nous focaliser sur la mise en place des principaux éléments de notre plan de croissance. D'abord, le plafond sur les prix de l'énergie", a détaillé le ministre. Cette mesure est évaluée à 60 milliards de livres (environ 60 milliards d'euros) pour six mois seulement, alors qu'elle doit durer pendant deux ans pour les ménages. "Nous comprenons, nous avons écouté, a-t-il assuré, une formule reprise mot pour mot, quelques instants plus tard par la cheffe de l'exécutif.

Pourtant, la veille encore, Liz Truss excluait catégoriquement de renoncer à cette annonce controversée. Sur la BBC, elle avait toutefois étonné, en attribuant à son seul ministre des Finances la paternité de cette mesure, suscitant de vives réactions. Kwasi Kwarteng, mis sous les projeteurs, a fermement écarté toute démission, refusant de reconnaître une erreur. Cette baisse d'impôts pour les plus riches "était une énorme distraction" qui éclipsait "un ensemble solide de mesures", a-t-il répété.

En agissant ainsi, le gouvernement de Liz Truss, qui a reconnu qu'il aurait dû "mieux préparer le terrain", s'efforce de sauver le paquet de mesures présenté le 23 septembre, en expurgeant sa mesure la plus controversée. "Nous devons garder le cap", devait déclarer lundi après-midi le chancelier de l'Échiquier, selon des extraits de son discours diffusés à l'avance. Selon lui, le projet du gouvernement est "le bon". Invoquant factures d'énergie qui explosent et pression fiscale au plus haut "depuis 70 ans", Kwasi Kwarteng estimait qu'une "nouvelle approche" était nécessaire, "basée sur la croissance"


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