Guerre en Ukraine : un séisme pour l'économie mondiale

L'économie britannique "en récession", vers une baisse du PIB de 1,4% en 2023

A. Lo. avec AFP
Publié le 17 novembre 2022 à 14h06
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Source : TF1 Info

Lors d'une présentation budgétaire au Parlement britannique, le ministre des Finances a déclaré le Royaume-Uni "en récession".
Selon lui, le PIB britannique devrait baisser de 1,4% en 2023.
Le ministre a, en réponse, présenté plusieurs mesures de "consolidation" budgétaire.

L'économie britannique n'en finit pas de se dégrader. Alors qu'elle s'était déjà contractée de 0,2% du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre 2022, l'organisme public de prévisions budgétaires (OBR) a déclaré le Royaume-Uni comme étant "en récession", son économie subissant de plein fouet les bouleversements économiques mondiaux entrainés par la guerre en Ukraine.

Une récession d'au moins deux ans

"Le Royaume-Uni, comme d'autres pays, est maintenant en récession", a officialisé le ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt, en ouverture d'une présentation budgétaire au Parlement, ajoutant par ailleurs que le Produit intérieur brut du Royaume-Uni allait baisser de 1,4% en 2023. D'après lui, l'OBR a "confirmé que des facteurs mondiaux sont la principale cause de l'inflation, alors que la plupart des pays font encore face aux retombées" de la pandémie de Covid, ce qui a été aggravé par "la crise énergétique générée par la Russie" et son invasion de l'Ukraine.

Mais outre la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, le Royaume-Uni souffre aussi de l'impact du Brexit qui plombe le commerce avec son grand voisin européen et entrave l'embauche de travailleurs du continent, ce qui contribue à l'inflation et à la perte de productivité. Selon la Banque d'Angleterre, la récession qui commence pourrait durer jusqu'à deux ans. Pour cette année néanmoins, l'OBR pronostique tout de même une croissance de 4,2%.

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Face à ce constat, le ministre des Finances a dévoilé un ensemble de mesures de "consolidation" budgétaire de 55 milliards de livres au total, prenant soin, afin de rassurer les marchés, de s'appuyer sur les chiffres de l'OBR, ce que n'avait pas fait la précédente Première ministre, Liz Truss, lors de la présentation de son "mini-budget". Ces annonces avaient alors fait tanguer les marchés britanniques et s'envoler le coût de la dette du pays.

Durant la présentation de son budget, Jérémy Hunt a notamment mentionné l'abaissement du seuil le plus élevé de l'impôt sur le revenu, mais aussi l'augmentation de la taxe exceptionnelle sur les profits des géants énergétiques de 25% à 35% et son prolongement pour trois ans.


A. Lo. avec AFP

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