Fin de "party" pour Boris Johnson

"Partygate" : Boris Johnson joue sa survie politique mercredi

par I.N
Publié le 21 mars 2023 à 21h32
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

L'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson sera entendu ce mercredi dans le cadre du "Partygate".
Ces fêtes illégales organisées durant la pandémie de Covid-19 ont précipité son départ de Downing Street.
Elles sont désormais au cœur d'une commission d'enquête, qui pourrait décider de la suspension de son poste de député.

Boris Johnson à nouveau au cœur de l'actualité britannique. Cette fois, pas question d'un retour à Downing Street, mais c'est bien son avenir politique qui pourrait se jouer dans les prochaines heures. L'ancien chef du gouvernement conservateur sera entendu ce mercredi pendant plusieurs heures sur le "Partygate", l'affaire des fêtes organisées durant la pandémie de Covid-19, qui a précipité sa chute. La véracité de ses propos devant le Parlement sera le sujet principal.

Souvenez-vous, en novembre 2021, le Daily Mirror révèle que des festivités illégales ont eu lieu à Downing Street, résidence du Premier ministre, alors que le pays est confiné pour tenter de limiter les conséquences de la vague de Covid-19. Le 1er décembre, Boris Johnson doit alors répondre de ses actes devant les députés britanniques. "Toutes les consignes ont été entièrement suivies au n°10 (Downing Street)", affirme-t-il devant la Chambre des communes.

Un rapport accablant

Une défense martelée une semaine plus tard. "Depuis que ces accusations ont émergé, on m'a assuré à plusieurs reprises qu'il n'y a pas eu de fêtes et qu'aucune règle liée au Covid n'a été enfreinte", insiste-t-il encore, en réaction à la publication par la chaine ITV d'une vidéo accablante de son attachée de presse de l'époque, Allegra Stratton. Dans cette vidéo, celle-ci est filmée en train de répéter des réponses à donner aux médias si elle était interrogée sur l'affaire. Elle a par la suite démissionné.

Une enquête est alors ouverte, menée par la haute fonctionnaire Sue Gray. Son rapport, publié en mai 2022, décrit les fêtes organisées à Downing Street. "Il ne m'est pas venu à l'esprit que je faisais autre chose que ce que je pensais être mon devoir de Premier ministre pendant une pandémie, et c'est pour cela que je l'ai fait", se défend ensuite Boris Johnson pour justifier sa présence à des pots de départs de collègues.

Les appels à la démission se multiplient, mais le chef du gouvernement britannique fait la sourde oreille. "Lorsque je suis venu devant cette chambre et j'ai dit en toute sincérité que les règles et directives avaient été suivies tout le temps, c'était ce que je croyais être vrai. C'était certainement le cas lorsque j'assistais à des rassemblements pour dire au revoir à des fonctionnaires", affirme-t-il encore au Parlement.

Boris Johnson plaide la "bonne foi"

Poussé dans ses retranchements, affaibli par le départ de nombreux membres de son gouvernement, Boris Johnson démissionnera finalement le 7 juillet 2022. La fin du pouvoir pour lui, pas celle des ennuis. Devant la commission d'enquête, il devra répondre de ses propos devant le Parlement, lorsqu'il affirmait que "les règles ont tout le temps été respectées". Si l'enquête concluait à un mensonge, elle pourrait lui valoir une suspension de son poste de député, allant peut-être jusqu'à une élection partielle dans sa circonscription.

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En attendant, le dirigeant conservateur de 58 ans, déjà sanctionné d'une amende par la police dans cette affaire, plaide la bonne foi. "Je reconnais que la Chambre des communes a été induite en erreur par mes déclarations", admet-il dans sa défense publiée à la veille de son audition. "Mais lorsque ces déclarations ont été faites, elles l'ont été en toute bonne foi et sur la base de ce que je savais et croyais honnêtement à l'époque." Reste désormais à savoir si pour lui, la fête est définitivement finie.


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