Sahel : le convoi militaire français à nouveau bloqué par des manifestants

La rédaction de LCI (avec AFP)
Publié le 27 novembre 2021 à 17h06
JT Perso

Source : JT 13h WE

BARKHANE - Un convoi militaire français d'une centaine de véhicules, déjà bloqué plus d'une semaine au Burkina Faso à la suite de manifestations, a de nouveau été stoppé ce samedi dans la ville nigérienne de Téra.

Parti de Côte d'Ivoire, un convoi militaire français d'une centaine de véhicules fait route pour Gao, au Mali. Des manifestations l'avaient déjà bloqué la semaine dernière en plusieurs points du Burkina Faso. Arrivé au Niger ce vendredi, le convoi s'est réveillé ce samedi matin face à des manifestants à Téra, dans l'ouest du Niger. Un groupe violent semble avoir tenté de s'emparer de camions, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Pascal Ianni.

Les forces de sécurité nigériennes avaient tout d'abord contrôlé la situation à l'aide de gaz lacrymogènes, puis "les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation", a poursuivi le militaire. Finalement dégagé, le convoi a pu poursuivre sa route samedi après-midi en direction de la capitale Niamey. Le colonel Ianni a par ailleurs fermement démenti des "fausses informations" circulant sur les réseaux sociaux, selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

Des incidents précédemment au Burkina Faso

La semaine dernière, le convoi avait été retardé tout au long de sa traversée du Burkina Faso. Ralenti à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, puis à Ouagadougou, et enfin bloqué à Kaya, le contingent militaire français avait dû se replier sur une enclave militaire près de la capitale. Quatre civils avaient d'ailleurs été blessés par balles à Kaya, dans des circonstances encore confuses. 

Les manifestants accusent notamment les soldats français de transporter des armes pour les groupes djihadistes qui terrorisent la région du Sahel. Le 10 juin dernier, le président français avait annoncé pour 2022 la fin de l'opération Barkhane, une mission militaire contre les djihadistes dans les pays du Sahel, débutée 7 ans plus tôt. Emmanuel Macron précisait alors qu'elle se muerait en une "opération d’appui, de soutien et de coopération aux armées des pays de la région qui le souhaitent".

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Le Burkina Faso est en proie à une vague d'attaques djihadistes, qui a culminé le 14 novembre dernier en tuant 57 personnes, dont 53 gendarmes, à Inata, dans le nord du pays. Les manifestations contre le gouvernement de Roch Marc Christian Kaboré se multiplient, la dernière en date ayant été dispersée à l'aide de gaz lacrymogènes, ce samedi dans la capitale burkinabè Ouagadougou. Les violences des djihadistes affiliés à Al Qaïda ou à Daech, parfois intriquées dans des affrontements intercommunautaires, ont fait plus de 2000 morts au Burkina depuis 2015. 


La rédaction de LCI (avec AFP)

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