Salomé Zourabichvili a annoncé avoir mis son veto à la loi sur "l'influence étrangère".
Ce texte, voté en début de semaine, provoque des manifestations monstres qui durent depuis plus d'un mois en Géorgie.

La présidente géorgienne a annoncé avoir posé son veto à la loi controversée sur l'"influence étrangère", qui provoque des manifestations monstres dans le pays, depuis la mi-avril. "Aujourd'hui, je mets un veto (...) à la loi qui est russe dans son essence et qui contredit notre Constitution", a déclaré Salomé Zourabichvili à la télévision, ce samedi 18 mai.  

"Le veto est dans la rue"

La cheffe de l'État, en conflit ouvert avec le parti au pouvoir à l'origine du projet de loi, avait déjà évoqué sa volonté de mettre son veto -qui reste très symbolique- dans un entretien exclusif auprès de LCI. "Le veto est dans la rue et la rue dans ce pays n'est jamais impuissante. La population géorgienne est en train de dire non haut et fort à une loi qui est un duplicata de ce qu'a fait Poutine pour museler la société civile russe et il y est parvenu. On ne musèle pas la société civile géorgienne. Personne n'a réussi jusqu'à présent et ne réussira", avait alors souligné la présidente, dans cet entretien conduit début mai.

Dans le détail, le texte vise à contraindre les organisations recevant plus de 20% de financement de l'étranger à s'enregistrer en tant qu'"organisations poursuivant les intérêts d'une puissance étrangère". Un projet de loi qui avait déjà été examiné en mars 2023 avant d'être abandonné à cause, déjà, des manifestations qui avaient suivi. 

Mais cette fois, le Parlement est allé au bout et a voté le 14 mai ce texte présenté comme prorusse par les oppositions. Les manifestants craignent surtout que la loi, une fois promulguée, n'entrave une éventuelle adhésion de leur pays à l'Union européenne. L'Otan, la Commission européenne et l'ONU ont tous trois condamné l'initiative du gouvernement géorgien.


C.Q

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