Joe Biden insulte Vladimir Poutine, le Kremlin dénonce des propos "honteux"

par M.G avec AFP
Publié le 22 février 2024 à 8h46, mis à jour le 22 février 2024 à 17h17

Source : TF1 Info

Au cours d'une rencontre avec des donateurs du Parti démocrate, mercredi, Joe Biden s'en est pris de manière très virulente à Vladimir Poutine.
Le président américain a insulté son homologue russe de "salopard cinglé".

Joe Biden de nouveau au cœur de l'actualité. Sévèrement critiqué ces dernières semaines pour ses supposés problèmes de mémoire - avec plusieurs confusions et contresens historiques -, le président américain s'est, cette fois, illustré par ses propos d'une rare violence à l'encontre de Vladimir Poutine. "La menace existentielle, c'est le changement climatique. Il y a bien ce salopard cinglé qu'est Poutine, et d'autres, et il faut toujours s'inquiéter d'une guerre nucléaire, mais la menace existentielle pour l'humanité, c'est le changement climatique", a lancé le démocrate de 81 ans, lors d'un bref discours au cours d'une rencontre avec des donateurs à San Francisco. 

"Une honte immense pour les États-Unis"

Déjà coutumier du fait, Joe Biden a franchi un nouveau cap dans sa rhétorique véhémente vis-à-vis du maître du Kremlin. Par le passé, il l'avait déjà traité de "boucher" et de "criminel de guerre". Des propos qui ont du mal à passer de l'autre côté du globe. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a dénoncé jeudi des propos "honteux". "C'est une immense honte pour (...) les États-Unis" que "le président d'un tel pays utilise un tel lexique", s'est-il insurgé. "Des déclarations aussi malpolies ne sont pas en mesure de blesser le dirigeant d'un autre État, a fortiori le président Poutine. Il est clair que M. Biden, au profit d'intérêts politiques nationaux, affiche un comportement dans le style d'un cow-boy hollywoodien. Il voudrait que ce soit le cas. Je ne pense pas que ce soit possible", a-t-il encore souligné. 

Par ailleurs, le dirigeant américain, qui brigue un deuxième mandat présidentiel, a promis d’annoncer vendredi des sanctions "majeures" contre Moscou en réponse à la mort d'Alexeï Navalny. Il en a aussi profité pour s'en prendre à Donald Trump qui a assimilé ses problèmes avec la justice américaine à des persécutions politiques et a comparé son sort à celui de l'opposant russe. "Si j'avais dit une chose pareille devant vous il y a 10 ou 15 ans, vous auriez tous pensé qu'il fallait m'interner de force", a ironisé le natif de Scranton, en Pennsylvanie, qui a la réputation d'avoir le juron facile en privé. 


M.G avec AFP

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