Séisme au Maroc : "La difficulté dans l'Atlas, c'est l'accès aux zones"

Publié le 10 septembre 2023 à 14h39

Source : TF1 Info

Jean-Paul Bosland, le président de la Fédération des Sapeurs-pompiers de France, est intervenu dans l'émission spéciale de TF1 consacrée au tremblement de terre qui a endeuillé le Maroc.
Ce dimanche, il insiste sur la rapidité avec laquelle les secours doivent intervenir et les difficultés rencontrées dans les zones reculées de l'Atlas.

Trente-six heures après la secousse de magnitude 6.8 sur l'échelle de Richter, chaque minute compte pour retrouver des survivants et venir en aide aux blessés. De Marrakech à Agadir, en passant par la province de Taroudant, les secouristes marocains s'activent dans les décombres, rejoints ce dimanche 10 septembre par des collègues espagnols, pendant que les pompiers français, eux, se tiennent prêts à partir pour le royaume chérifien dès qu'ils auront été sollicités. 

La province d'Al-Haouz, où se situait l'épicentre du séisme, est la plus endeuillée avec 1293 morts, suivie par la province de Taroudant avec 452 morts. Dans les zones impactées et situées au sud-ouest de Marrakech, des villages entiers ont été détruits et sur place, la mission des secours est compliquée : "Aujourd'hui, il nous faut surtout arriver à recenser les personnes disparues. C'est vraiment un des premiers éléments", explique dans l'émission spéciale proposée par TF1 ce dimanche, Jean-Paul Bosland, le président de la Fédération des Sapeurs-pompiers de France. "Mais la difficulté, dans l'Atlas marocain, c'est l'accès aux zones. L'accès sur les séismes se révèle toujours compliqué : bien sûr, parce qu'il y a le premier phénomène du séisme d'ampleur, mais aussi parce que l'infrastructure routière est détruite"

"En termes de sécurité, dans un séisme, il y a toujours des répliques et ces répliques sont autant d'éléments perturbateurs pour les équipes de sauveteurs parce qu'on peut avoir un deuxième effondrement", prévient ce responsable des sapeurs-pompiers. Le tremblement de terre, le plus puissant de l'histoire du Maroc, a fait au moins 2012 morts et 2059 blessés, dont 1404 sont dans un état très grave, selon un bilan provisoire communiqué samedi soir par le ministère de l'Intérieur. Un bilan susceptible de s'aggraver au fil des recherches.


La rédaction de TF1info

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