La communauté internationale vient en aide à la Turquie et à la Syrie, touchées par un séisme ayant fait plus de 3000 morts, selon un bilan provisoire.
La France va envoyer plus d'une centaine de secouristes, a annoncé Gérald Darmanin ce lundi.
Auprès de TF1info, des spécialistes vantent leur "savoir-faire particulier".

La communauté internationale au secours de la Turquie et de la Syrie. Ce lundi 6 février au matin, les deux pays ont été touchés par l'un des plus violents séismes depuis près d'un siècle dans la région, et le bilan, toujours provisoire, ne cesse de s'aggraver. D'après les autorités, plus de 3000 personnes ont déjà péri sous les décombres, un bilan qui menace de s'alourdir tant les débris sont nombreux.

Pour retrouver des survivants, dont le temps est compté, de nombreux pays ont envoyé de l'aide. C'est notamment le cas de la France. "À la demande du président de la République, 139 secouristes de la sécurité civile s'envoleront ce soir pour la Turquie dans le cadre du mécanisme de solidarité européen", a tweeté le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, ce lundi à la mi-journée. Selon nos informations, un autre départ de sapeurs-pompiers est prévu ce mardi matin vers le sud-est de la Turquie.

Une expertise "reconnue sur le plan international"

Toutes les équipes en transit vers les zones sinistrées "bénéficient de la même formation", explique à TF1info le lieutenant-colonel Jean-Paul Bosland, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Celle-ci a été mise en place "au début des années 1990, après le séisme de Mexico" de 1985, qui avait fait plus de 10.000 morts. Universelle, elle permet à tous les secouristes, "quelle que soit leur nationalité, d'avoir les mêmes méthodes de travail".

Ce n'est pas la première fois que des sauveteurs français sont envoyés sur le terrain d'une catastrophe. "La France a un savoir-faire particulier", souligne auprès de TF1info Matthieu Langlois, secrétaire de la Société française de médecine de catastrophe. En 2010, à Haïti, près de 200 pompiers et militaires, munis du matériel de recherche de disparus et un hôpital de campagne, avaient porté secours aux populations locales.

"Des équipes françaises sont formées et ont l'expérience d'engagement", martèle Jean-Paul Bosland. "Elles sont prêtes à être engagées partout dans le monde." Pour cela, "deux unités de la Sécurité civile sont dédiées à" ces catastrophes, "dont l'une située à Nogent-le-Rotrou" (Eure-et-Loir), précise Matthieu Langlois. "Son expertise est reconnue sur le plan international."

Ces secouristes ne pourront pas cependant faire de miracle, alors que le bilan humain du séisme et de ses répliques ne cesse de s'aggraver. "Sous gouverne des Nations Unies, ils vont sécuriser" les zones sinistrées et déblayer les débris "pour sauver un maximum de personnes", poursuit le lieutenant-colonel Jean-Paul Bosland. "Mais le bilan sera élevé parce que le séisme a une profondeur très faible. Cela provoque énormément de dégâts dans les zones habitées."


Idèr NABILI

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