Sénégal : la présidentielle aura lieu fin mars, la confusion règne autour de la date précise

par A. Lo. avec AFP
Publié le 6 mars 2024 à 23h56, mis à jour le 7 mars 2024 à 0h11

Source : TF1 Info

Après un mois de crise, le président sénégalais Macky Sall et le Conseil constitutionnel ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la date du premier tour de la présidentielle.
La seule certitude, c'est qu'il aura lieu avant la fin mars et l'expiration du mandat du président Macky Sall le 2 avril.

La sortie de crise semble encore loin. Ce mercredi 6 mars, le chef de l'État sénégalais Maky Sall a annoncé fixer le premier tour de la présidentielle au 24 mars. Cette date, qui respecte la décision du Conseil constitutionnel, opposée à un report de l'élection au-delà de la fin du mandat de Macky Sall, devait permettre au Sénégal d'amorcer une sortie de la crise profonde qui traverse le pays depuis près d'un mois. Un degré de confusion persiste cependant sur la date précise, la présidence annonçant que le 1er tour aurait lieu le 24 mars, le Conseil constitutionnel le fixant, lui, au 31 mars.

Une accélération brutale du calendrier

Peu de temps avant, la plus haute juridiction du Sénégal avait rejeté la date du 2 juin, estimant que la présidentielle devait avoir lieu avant le 2 avril. "La fixation de la date du scrutin au-delà de la durée du mandat du président de la République en exercice est contraire à la Constitution", avait justifié les "Sages" dans une décision datée de mardi et authentifiée par l'AFP.

Le Conseil constitutionnel a par ailleurs rejeté une autre recommandation faite au président Sall et déclaré que la liste des 19 candidats déjà validée par l'institution ne devait pas être révisée. La présidence sénégalaise avait acté cette accélération brutale du calendrier en annonçant dans la soirée que le Premier ministre Amadou Ba était "libéré" de son poste pour mener campagne. Il est remplacé par le ministre de l'Intérieur, Sidiki Kaba, a dit un porte-parole.

Le Conseil constitutionnel est saisi depuis lundi pour avis par le président Sall lui-même. Le chef de l'État lui soumettait des préconisations issues d'un "dialogue national" qu'il avait convoqué la semaine dernière pour tenter de sortir de la crise provoquée par le report de la présidentielle, l'une des plus graves traversées depuis des décennies.

Le président Sall a causé un choc dans un pays présenté comme l'un des plus stables d'une Afrique de l'Ouest secouée par les coups de force en décrétant le 3 février le report de l'élection prévue le 25 février.


A. Lo. avec AFP

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