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Interdire la grève à Noël (et pendant les vacances) dans les transports : l'Italie l'a fait

La rédaction de LCI
Publié le 16 décembre 2019 à 14h16
JT Perso

Source : TF1 Info

DROIT DE GRÈVE - La présidente LR de la région Pays-de-la-Loire souhaite interdire les grèves dans les transports en période de fête en France. Pour justifier cette proposition, elle cite l'exemple de l'Italie. Mais qu'en est il vraiment chez notre voisin transalpin ?

Interdire les grèves dans les transports en période de fête, est-ce possible, est-ce souhaitable ? Samedi 14 décembre sur LCI, Christelle Morançais, présidente LR du Conseil régional Pays-de-la-Loire, s'est prononcée pour. "Je propose que les grèves dans les transports publics soient interdites les jours de grands départs, les veilles de vacances scolaires et les jours fériés. Je ne suis pas contre le droit de grève, mais pour le droit de circuler, de travailler" a-t-elle déclaré, ajoutant que cela existait déjà en Italie.

Une présidente de région souhaite interdire les grèves les veilles de vacances ou les jours fériésSource : TF1 Info
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En effet, depuis 1990 la loi italienne s'attache à concilier droit de grève et libertés individuelles, rappelle un article du Point. Sa législation interdit donc les grèves dans les entreprises de transport privées (par exemple les taxis) et publiques durant les périodes de vacances. Sont concernées : la période des fêtes, du 19 décembre au 7 janvier ; Pâques, du jeudi précédent la fête religieuse au jeudi suivant ; la fête nationale italienne, du 24 avril au 2 mai ; les premiers départs en vacances estivaux, du 27 juin au 4 juillet ; presque tout le mois d'août, du 27 juillet au 5 septembre ; et enfin la Toussaint, du 30 octobre au 5 novembre. Cela s'applique également trois jours avant et trois jours après les élections, quelles qu'elles soient.

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Des sanctions financières contre les syndicats et les grévistes

Des sanctions sont prévues en cas de non-respect de la loi, affirme encore Le Point . L'autorité indépendante chargée de vérifier son application "peut sanctionner pécuniairement les syndicats en suspendant les financements publics qu'ils reçoivent" et "imposer individuellement des amendes aux grévistes".


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