Syrie : un recruteur de djihadistes français apporte son soutien à Marine Le Pen

Le service METRONEWS
Publié le 30 mai 2016 à 13h42
Syrie : un recruteur de djihadistes français apporte son soutien à Marine Le Pen

TERRORISME - Le documentaire "Djihad : Les Recruteurs" de Complément d'Enquête, diffusé le 2 juin, est l'occasion de constater qu'Omar Diaby, recruteur de djihadistes français en Syrie est bien vivant. Déclaré mort en 2015, celui-ci témoigne à visage découvert pour évoquer les attentats du 13 novembre et apporter son soutien à la présidente du FN.

Omar Diaby est bien vivant. Réputé comme étant l’un des principaux recruteurs de djihadistes français du Front Al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda, ce Niçois d’origine sénégalaise de 41 ans, déclaré mort pendant l’été 2015, est réapparu dans un reportage de Complément d’Enquête. Omar Diaby, qui a lui-même contacté les journalistes, les a laissés s'immerger dans un camp djihadiste où aucun média n'avait encore pénétré. Face aux caméras de France 2, ce dernier a évoqué les attentats du 13 novembre et apporté son soutien à Marine Le Pen.

Marine Le Pen, "une femme d'accord"

Selon lui, les attaques terroristes qui ont coûté la vie à 130 personnes dans la capitale en novembre, ont été menées "en représailles des frappes françaises sur des femmes et des enfants en Syrie". Et d’ajouter que les Français ont été punis pour avoir élu un président de la République qui prévoyait une intervention en Syrie dans son programme présidentiel, ce qui est faux. 

A l’inverse, explique-t-il, la présidente du Front national est une bonne candidate.  "Si les Français ne veulent pas la guerre, ils votent Marine Le Pen. C’est une femme, d’accord, qui est, on peut dire, raciste, mais au moins elle défend les vraies valeurs de la France. Cette femme a demandé aux troupes françaises de revenir parce que cette guerre-là ne les concernait pas".

"La charia, ce n’est pas couper des mains"

Omar Diaby, qui aurait lui-même simulé sa mort pour aller se faire soigner dans un "pays arabe", publie des vidéos de propagande depuis plus de quinze ans. "Lorsque l’on va dans un pays qui n’est pas le nôtre, on n’a pas le droit d’imposer immédiatement des lois que le peuple n’arrive pas à comprendre. […] On éduque d’abord la population, on lui fait comprendre et aimer la religion. La charia, ce n’est pas couper des mains, ce n’est pas lapider les femmes ou les hommes adultères".

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