Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a appelé, lundi 10 avril, à renforcer les capacités de Pyongyang en matière de dissuasion nucléaire.
Il a ordonné de les accroître de manière "plus concrète et offensive" pour contrer l'agression "hystérique" des États-Unis et de la Corée du Sud.

À quoi joue la Corée du Nord ? Alors que le détroit de Taïwan cristallise les tensions, après les exercices militaires de grande envergure orchestrés par la Chine autour de l'île trois jours durant en réaction à une visite aux États-Unis de la présidente taïwanaise, plus au nord, Pyongyang continue de s'agiter en sous-main. Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a haussé une nouvelle fois le ton, lundi 10 avril. Il a appelé le renforcement des capacités de son pays en matière de dissuasion, "de plus en plus vite" et d'une manière "plus concrète et offensive", rapporte l'agence d'État KCNA, mardi 11 avril. 

Un ordre qui a été donné, alors que le numéro un du régime de Pyongyang assistait, la veille, à une réunion de la Commission militaire centrale consacrée à la lutte "contre l'escalade des manœuvres des impérialistes américains et des traîtres, pantins sud-coréens pour déclencher une guerre d'agression", selon l'agence de presse officielle nord-coréenne. 

Pyongyang coupe le contact avec Séoul

Ces paroles alarmantes pourraient signifier que la Corée du Nord se prépare à de nouveaux exercices militaires. Depuis le 23 mars, Pyongyang, qui avait procédé quelques joues plus tôt au lancement d'un missile balistique international (ICBM), a affirmé avoir mené trois tests d'un drone sous-marin d'attaque nucléaire capable de "produire un tsunami radioactif de grande ampleur". À cette occasion, le leader nord-coréen, qui avait déclaré, l'an passé, son pays puissance nucléaire "irréversible", enterrant ainsi toute négociation sur la dénucléarisation, a ordonné à ses troupes d'intensifier leurs exercices en vue d'une "guerre réelle". Ce à quoi Washington et Séoul ont répondu conjointement. Des exercices perçus comme des répétitions en vue d'une invasion et que Kim-Jong un a qualifiées d'exercices "hystériques", "simulant une guerre totale contre" la Corée du Nord. 

Dans ce contexte de tensions exacerbées, Pyongyang a coupé tout contact avec Séoul depuis cinq jours. La Corée du Nord ne répond plus aux appels de sa voisine du sud, effectués par le biais d'une ligne de communication militaire et d'un canal de liaison intercoréen, a indiqué à la presse le ministre sud-coréen de l'Unification, Kwon Young-se. Une attitude qualifiée d'"irresponsable" par la Corée du Sud, après que le bureau de liaison sud-coréen a exhorté son voisin du nord à ne plus utiliser sans autorisation une ex-zone industrielle conjointe dans la ville nord-coréenne de Kaesong. 


Y.R. avec AFP

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