Plusieurs quartiers de capitale lombarde pourraient être visés par une interdiction de vente de nourriture à partir de 00h30.
Cette proposition fait suite aux plaintes de locaux excédés par la vie nocturne locale.

Interdire les glace trop tardives le soir dans les rues, c'est la proposition législative qui a été déposée par la mairie de Milan. Celle-ci propose l'instauration d'une loi interdisant la vente de glaces, pizzas et autres collations dans plusieurs quartiers de la ville à partir de 00h30 en semaine et 1h30 le week-end. La proposition, relayée par des médias nationaux comme Il Messaggero,  est susceptible d'entrer en vigueur le mois prochain et durerait jusqu'en novembre. Assurant chercher à protéger "la paix et la santé" des habitants, cette initiative ne plait pas du tout aux vendeurs locaux.

Le tapage nocturne à l'origine de la controverse

La vie nocturne milanaise est depuis des années propice aux dégustations de minuit, notamment les classiques glaces italiennes. Beaucoup de commerces fonctionnent en grande partie sur ce tourisme nocturne et voient d'un très mauvais œil la proposition de loi du maire Giuseppe Sala. La vente de mets en pleine nuit, véritable tradition culturelle, est perçue comme une nuisance dans les secteurs populaire locaux. 

Ce dernier assure de son côté recevoir des centaines de plaintes d'habitants locaux demandant à mieux dormir la nuit. "Dans mon rôle, je dois écouter tous les citoyens, y compris ceux qui doivent travailler et ceux qui veulent faire leurs affaires", a affirmé le maire Sala. Il concède malgré tout être ouvert aux négociations comme mentionné dans le Secolo d'Italia. "Évidemment, s'il faut parler de glace, je pense que nous y remédierons"...

Le projet d'interdiction concernerait 12 quartiers de Milan, certains connus pour leur agitation après minuit comme l'Arco della Pace et Navigli. D'autres plus centraux, comme le quartier de Brera et du Tessin, ainsi que Darsena, Lazzaretto ou encore Corso Como sont visés. 

Le combat du maire Sala n'est encore qu'une possibilité et n'est pas gagné d'avance. En 2013, la municipalité, sous la main de son prédécesseur Giuliano Pisapia, avait été contrainte d'abandonner un projet similaire projet face aux critiques et manifestations.


Axel JUIN

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