Trois missionnaires, dont deux Américains, ont été tués le 23 mai en Haïti dans une attaque de gangs.
Joe Biden s'est dit favorable au "déploiement rapide" d'une force internationale pour y assurer la sécurité.

La situation continue d'empirer en Haïti, où les gangs sèment la terreur en l'absence de véritable force armée. Jeudi 23 mai, trois missionnaires, dont deux personnes de nationalité américaine, ont été tués par balles dans une attaque de bandes. 

Leur domicile attaqué et pillé

"Davy, Natalie et Jude ont été abattus vers 21 heures"par des gangs, a annoncé leur organisation, Missions in Haiti, vendredi 24 mai sur Facebook, se disant "accablée de chagrin". Les victimes sont Davy Lloyd III, 23 ans et fils des fondateurs de Missions in Haiti, sa femme Natalie Lloyd, 21 ans, ainsi que Jude Montis, 45 ans et directeur national de l'organisation. 

Selon un porte-parole de la police, "les bandits sont entrés dans la maison, l'ont pillée avant d'assassiner les missionnaires". D'après Missions in Haiti, le couple sortait de l'église lorsqu'il a été attaqué. Davy Lloyd a ensuite "été emmené à la maison, ligoté et battu", avant que le gang ne vole les camions de l'organisation et ne s'enfuit avec. Un autre gang serait ensuite arrivé et aurait tiré sur les victimes. 

La jeune femme était également la fille d'un élu républicain de l'État américain du Missouri, Ben Baker, qui a confié sur Facebook : "Mon cœur est brisé en mille morceaux. Je n'ai jamais ressenti ce genre de douleur". Le père de Davy Lloyd a également témoigné auprès du Washington Post : "C'étaient trois personnes formidables. Elles sont irremplaçables. Je ne sais pas comment continuer à avancer sans elles".

Biden veut "un déploiement rapide"

Après ce drame, Joe Biden s'est dit favorable au déploiement d'une force internationale en Haïti. "La situation sécuritaire en Haïti ne peut pas attendre", a jugé un porte-parole du Conseil de sécurité nationale du gouvernement américain. Depuis l'assassinat de Jovenel Moïse en 2021, le pays de 11 millions d'habitants n'a plus de président, laissant le champ libre à la violence des gangs et à la corruption. Selon l'ONU, ces trois morts sont une preuve de "la violence qui n'épargne personne en Haïti".


C.Q

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