Turquie : au moins 41 morts après une explosion dans une mine de charbon

Benoit Leroy (avec AFP)
Publié le 15 octobre 2022 à 8h19
JT Perso

Source : TF1 Info

Vendredi 14 octobre, une explosion a eu lieu dans une mine du nord-ouest de la Turquie.
Selon le ministre de la Santé, au moins 41 personnes sont mortes.
58 autres mineurs ont pu s'extirper de la mine "par eux-mêmes".

Course contre-la-montre dans le nord-ouest de la Turquie. Vendredi 14 octobre, à 17h15 (heure de Paris), une explosion a dévasté une mine de la ville d'Amasra, située au bord de la mer Noire. Au moins 41 mineurs ont trouvé la mort dans l'explosion d'une mine de charbon dans le nord-ouest de la Turquie, selon un nouveau bilan communiqué sur place samedi par le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu et le président Erdogan. 

"Nous avons dénombré 40 morts au total. 58 mineurs ont pu se sauver par eux-mêmes" a-t-il déclaré tandis que le ministre de l'Énergie à ses côtés, Fatih Donmez, a estimé en larmes que "nous approchons de la fin des opérations de secours". Selon lui, une personne manque encore à l'appel. "Les recherches se poursuivent pour une seule personne dont le sort est encore inconnu", a-t-il précisé. Dans l'après-midi, samedi, le président Recep Tayyip Erdoğan a indiqué qu'une 41ᵉ victime était à déplorer, lors d'un déplacement sur place.

Selon lui, "le feu dans les galeries est en grande partie désormais sous contrôle". "Ce qui est particulièrement triste pour nous, c'est que nous étions là il y a juste trois semaines", a-t-il ajouté, en larmes.

Désormais, les secours tentent de sauver des dizaines d'ouvriers encore coincés sous terre dans la mine. "Notre vœu est que les pertes en vies humaines ne soient pas plus élevées et que nos mineurs puissent être sauvés", avait espéré Recep Tayyip Erdoğan dans un tweet publié vendredi soir, avant de faire un déplacement ce samedi. Les mineurs, eux, sont bloqués dans des galeries situées à 300 et 350 mètres en dessous du niveau de la mer. 

Un coup de grisou à l'origine du drame ?

"Selon les premières observations, il s'agit d'un coup de grisou", a expliqué le ministre turc de l'Énergie, Fatih Donmez. Concrètement, le grisou - qui désigne le méthane - est un gaz qui se dégage continuellement du charbon dans les mines. Or, à partir d'une certaine proportion, le mélange grisou/air devient extrêmement explosif, dès 5 à 10 %. L'organisme public turc de gestion des catastrophes, avait initialement fait savoir sur Twitter qu'un transformateur défectueux était à l'origine de l'explosion, avant de se rétracter et d'expliquer que du méthane s'était enflammé pour des "raisons inconnues".

Selon le gouverneur local, une équipe de plus de 70 personnes est parvenue à atteindre un point du puits situé à quelque 250 mètres de profondeur. On ignore si les sauveteurs peuvent s'approcher davantage des ouvriers pris au piège. Une enquête pour accident a été ouverte par le parquet local.

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Les accidents de travail sont fréquents en Turquie, où le fort développement économique de la décennie écoulée s'est souvent fait au détriment des règles de sécurité, en particulier dans la construction et l'exploitation minière. En 2014, 301 mineurs avaient été tués dans une autre mine, après une explosion et un incendie qui avaient provoqué l'effondrement d'un puits.


Benoit Leroy (avec AFP)

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