Les idées reçues sur le "summer body"

Vergetures, masectomie, poils : l'Espagne lance une campagne pour défendre la diversité des corps féminins

Dylan VEERASAMY avec AFP
Publié le 31 juillet 2022 à 17h34
Vergetures, masectomie, poils : l'Espagne lance une campagne pour défendre la diversité des corps féminins

Source : Capture TF1

Une campagne en faveur de la diversité des corps a été lancée par le gouvernement espagnol.
S'attaquant au mythe du "summer body", la campagne a provoqué de nombreuses réactions.

Des femmes en surpoids ou ayant subi des interventions chirurgicales : le gouvernement espagnol a lancé une campagne en faveur de la diversité des corps sur la plage, s'attaquant au mythe du "summer body" (corps parfait). L'opération de communication, lancée mercredi 27 juillet sur différentes plateformes sociales, est intitulée "L'été est à nous" et vise à changer les à priori sur les standards de beauté et libérer les femmes de la vision idéalisée sur la minceur.

Libérer les femmes des standards

L’affiche publiée par les autorités montre cinq femmes souriantes en maillot à la plage, d'âges et de morphologies différents, dont plusieurs sont en surpoids, une est une personne de couleur, une autre a les cheveux roses, quand la dernière est topless et a subi une masectomie, le présentant ainsi qu'un sein. Certains détails montrent également des poils au niveau des jambes et des aisselles, avec des bourrelets et des vergetures.

L’institut des femmes, un organisme dépendant du ministère de l’Égalité, a notamment tweeté l’image : "Les corps sont divers, libérés des stéréotypes de genre et occupent tous les espaces. L’été nous appartient aussi, à nous. Libres, égales et diverses". Sur Twitter, le hashtag "l’été est à nous" a circulé en masse.

Certaines personnalités politiques ont pu croiser le fer sous le tweet annonçant la campagne, comme Cayo Lara, ancienne secrétaire générale d’Izquierda Unida, petite coalition de gauche intégrée au parti de gauche radicale Podemos. Estimant que cette campagne avait "créé un problème là où il n'y en avait pas", elle a rapidement été reprise par... Podemos. Le parti de gauche lui a ainsi sèchement répondu sur Twitter : "Si les corps te dérangent, tu peux toujours rester à la maison à twitter, sans aucun souci".


Dylan VEERASAMY avec AFP

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