Nouveau variant du Covid-19 au Japon : il faudra au moins "plusieurs semaines" pour l'analyser

CQ avec AFP
Publié le 12 janvier 2021 à 8h46
Tokyo, 8 janvier 2020
Tokyo, 8 janvier 2020 - Source : PHILIP FONG / AFP

MUTANT - Les autorités japonaises ont manifesté leur volonté d’isoler un nouveau variant du Covid-19, détecté le 2 janvier sur leur sol, pour procéder à des analyses.

Le SARS-CoV-2 a maintenant plus d’un an d’existence et mute de plus en plus, au fur et à mesure de son évolution. C’est pourquoi le Japon a décidé d’en savoir davantage sur ces variants en isolant l’un d’eux, détecté sur son territoire début janvier. Annoncé dimanche 10 janvier par les autorités sanitaires japonaises, cette nouvelle souche du virus a donc été repérée sur quatre ressortissants, deux adultes et deux enfants, arrivant du Brésil le 2 janvier. L'une de ces personnes, un homme d'une quarantaine d'années, a été hospitalisé par la suite au Japon en raison de difficultés respiratoires, tandis qu'une femme et un des deux enfants, un garçon, ont développé des symptômes modérés.

Les variants sud-africain et anglais inquiètent

"Pour analyser davantage le variant, nous devons d’abord l’isoler", a donc indiqué à l’AFP un responsable du ministère de la Santé, ajoutant que "cela pourrait prendre entre plusieurs semaines et plusieurs mois". Toutes les mutations d’un virus ne sont pas forcément plus contagieuses ou dangereuses. Par exemple, différents variants du Covid-19 ont été observés ces derniers mois à travers le monde, sans qu’ils inquiètent outre-mesure. 

Mais la détection à la fin de l’année de deux variants en Afrique du Sud et en Angleterre ont conduit les autorités des pays concernés à alerter l’OMS et prendre des mesures. Face à la hausse exponentielle des contaminations, les deux pays ont d'ailleurs reconfiné leur population. Le variant anglais, lui, serait 50 à 70% plus contagieux que la souche principale du coronavirus, selon les scientifiques britanniques. "Plus le Covid-19 se répand, plus il y a de chances qu’il évolue encore. (…) La transmissibilité du virus semble augmenter", a avancé lundi 11 janvier le directeur général de l’OMS Tedors Adhanom Ghebreyesus.


CQ avec AFP

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