Ukraine : neuf mois de guerre

Moscou et Washington s'accusent pour Nord Stream, demande d'annexion à la Russie… Le point sur la situation en Ukraine

Aurore Briffod avec AFP
Publié le 29 septembre 2022 à 6h10
JT Perso

Source : Le CLUB

Moscou accuse les États-Unis d'être derrière le "sabotage" des gazoducs et réclame une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.
Pendant ce temps, les dirigeants prorusses des régions ukrainiennes occupées ont écrit à Vladimir Poutine pour demander l'annexion à la Russie.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures alors que la guerre a débuté depuis 217 jours.

Après le "sabotage" des gazoducs, Moscou réclame une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Des fuites spectaculaires ont été détectées sur les gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique. Ces dernières ont été précédées d’explosions sous-marines, d’origine inconnue. Objet de tous les soupçons, la Russie a décidé de contre-attaquer en pointant les États-Unis et en ouvrant une enquête pour "acte de terrorisme international". De leur côté, les Américains ont dénoncé une nouvelle opération de "désinformation". 

Des dirigeants prorusses demandent l’annexion à la Russie. Après des référendums qualifiés d’"illégaux" par Kiev et ses alliés occidentaux, les dirigeants prorusses des quatre régions ukrainiennes occupées totalement ou partiellement par les forces de Moscou, ont réclamé l’annexion à la Russie. Dans une lettre, Léonid Passetchnik, déclare : "Cher Vladimir Vladimirovitch (Poutine) (…) je vous demande d’examiner la question de l’adhésion de la République populaire de Lougansk à la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie." Le chef séparatiste de la région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, souhaite se rendre à Moscou pour formaliser l’annexion à la Russie. Ses homologues des régions de Donetsk, Kherson et Zaporijia ont également envoyé des lettres similaires au Kremlin. 

En réponse aux référendums, de nouvelles sanctions occidentales ?  Alors que Moscou assure que les régions ukrainiennes occupées ont fait un "choix libre et conscient en faveur de la Russie", les Occidentaux dénoncent une escalade russe et promettent de réagir. L’Union européenne propose notamment de plafonner le prix du pétrole russe et d’ajouter de nouvelles sanctions aux échanges commerciaux avec Moscou. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada ont répété qu’ils ne reconnaitront "jamais" les résultats des scrutins, une promesse déjà faite par les membres du G7. 

De nouvelles aides occidentales

L’Ukraine demande de nouvelles livraisons d’armes. Malgré les menaces nucléaires proférées par l’ennemi, Kiev ne semble pas résignée et demande aux Occidentaux d’augmenter leurs livraisons d’armes, essentielles à la contre-offensive menée depuis début septembre. "Des chars, des avions de combat, de l’artillerie de longue-portée, des systèmes de défense anti-aérienne et anti-missiles." Une demande entendue par les Américains qui ont annoncé débloquer 1,1 milliard de dollars d’aide militaire supplémentaire. 

Un navire chargé de 1.000 tonnes d’aide française a quitté Marseille. Depuis le début de l’invasion russe, c’est l’acheminement le plus important apporté à la France. Le bateau renferme du matériel de sécurité civile dont quinze véhicules d’incendie et de secours, huit embarcations nautiques, du matériel de sauvetage et de déblaiement, des ponts en pièces détachées, cinq groupes électrogènes ainsi qu’un véhicule médical équipé d’un appareil de radiologie. D’après le ministère des Affaires étrangères, du matériel de déminage, 25 tonnes de matériel médical et 60.000 rations alimentaires sont aussi en route pour l’Ukraine. 

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Des bombardements dans la région de Kharviv. Sur le terrain, 18.000 foyers ont été privés d’électricité dans la deuxième ville d’Ukraine à la suite de bombardements qui ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi. Toutefois, aucune victime n’est à déplorer. De l’autre côté de la frontière, dans la région russe de Belgorod, 14 personnes ont été blessées lors d’une explosion de munition due, selon le gouverneur, à une "erreur humaine". 


Aurore Briffod avec AFP

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