VIDÉO - "On a besoin de tout" : au milieu des gravats, la détresse des sinistrés du séisme

par V. F Reportage vidéo : Henri Dreyfus, avec nos envoyés spéciaux Léa Merlier et Bixente Hacala
Publié le 7 février 2023 à 22h19, mis à jour le 7 février 2023 à 22h44

Source : JT 20h Semaine

Combien de milliers de morts, de blessés, de sans-abris ?
Le bilan du séisme qui a frappé lundi 6 février la Turquie et la Syrie sera sans doute le plus lourd de ces dix dernières années.
Le JT de TF1 s'est rendu dans les rues de Kahramanmaras, lieu de l'épicentre de deux secousses côté turc.

Dans un froid glacial, les sauveteurs mènent depuis deux jours une course contre-la-montre pour tenter de porter secours aux rescapés après le puissant séisme dont le bilan, en constante aggravation, dépasse désormais les 7.300 morts en Turquie et en Syrie. L'équipe du JT de 20H de TF1 est l'une des premières à pénétrer dans la ville turque de Kahramanmaras, difficile d'accès, est ensevelie sous la neige.

Et pour que nous comprenions l'ampleur du désastre, Tayfic, chauffeur de car, s'improvise guide d'une ville en grande partie détruite. "Quelle tristesse, mais quelle tristesse. C'est si grave. Que Dieu ne fasse jamais vivre ça à d'autres que nous. Notre maison est toujours debout, mais impossible d'y retourner", lâche-t-il dans la vidéo en tête de cet article. Dans la soirée de lundi, son bus a accueilli une dizaine de réfugiés. 

On a besoin de votre soutien, mais aussi de matériel, de vêtements et de nourriture. Bref, on a besoin de tout.
Salman

Dans son périple au cœur de cette ville meurtrie, Tayfic tient à montrer les immeubles les plus récents. Ce sont pratiquement les seuls à être encore debout, car Kahramanmaras est l'une des villes les plus proches de l’épicentre. Avec des moyens dérisoires, certains habitants prêtent main forte à des secouristes débordés. Comme Ali et les siens. Avant le drame, ils habitaient un immeuble dont il ne reste aujourd'hui que des gravats. "Sous ces gravats, il y a des blessés et des gens qui agonisent et des morts. On n'en sait rien, mais personne ne nous aide. On ne nous laisse même pas le temps de creuser", affirme-t-il. 

Tout autour d'eux, les rues sont devenues des refuges précaires, car les habitants ne veulent pas risquer leur vie dans le centre-ville. L’un des dangers les plus importants, ce sont en effet les immeubles qui sont encore debout, mais extrêmement endommagés. Il vaut donc mieux se tenir à distance : ils pourraient s’effondrer à tout moment. Un peu plus loin, dans une station d’essence, la file d’attente s’allonge d’heure en heure. Il faut patienter pour quelques litres d'essence, indispensables pour faire fonctionner les groupes électrogènes.

Pendant ce temps, des bénévoles sillonnent chaque quartier, certains distribuent des couches, d’autres des vivres, comme la Chorba, la soupe traditionnelle turque. Ce mardi après-midi, elle est servie par des bénévoles venus de tout le pays. Comme Salman, qui grâce à son sourire donne un peu d’humanité à un peuple désemparé. "On a besoin de votre soutien, mais aussi de matériel, de vêtements et de nourriture. Bref, on a besoin de tout, merci à vous", lance-t-il. 

Ce mardi soir, les autorités dénombrent déjà plus de 500 morts dans la ville, ainsi que des milliers de disparus.


V. F Reportage vidéo : Henri Dreyfus, avec nos envoyés spéciaux Léa Merlier et Bixente Hacala

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