Aux États-Unis, la ville de San Francisco est devenue l'un des principaux points de ralliement des accros aux drogues dures.
Une situation qui entretient la petite délinquance.
Le 20H de TF1 s'est rendu sur place.

À San Francisco, il suffit de faire un tour dans le centre-ville pour apercevoir des tentes un peu partout. Il y a 8000 sans-abris. Pour vous donner une idée, c’est presque trois fois plus qu’à Paris alors qu’il y a beaucoup moins d’habitants. Comment l’expliquer ? Nous avons posé la question à "JJ". Il habite le centre-ville et va régulièrement à la rencontre des sans-abris de son quartier. Pour lui, le vrai problème ici, c’est la drogue. 

Tous les jours, "JJ" passe devant les mêmes points de deal. "Les femmes que vous voyez là, juste derrière moi, en noir avec des cagoules, ce sont elles qui vendent de la drogue. Justement, là, il y a une vente en cours", nous montre-t-il dans le reportage à retrouver en tête de cet article. "Avec trois ou quatre dollars, tu peux avoir 30 minutes de défonce." 

Les ravages du fentanyl

Certes, les policiers patrouillent de temps en temps. Mais hors caméra, ils avouent leur impuissance. En fait, ils sont surtout là pour administrer de la naloxone, un antidote capable d’atténuer les effets d’une overdose de fentanyl. C’est la drogue qui fait des ravages ici. Pas chère, elle est 100 fois plus puissante que la morphine. Mélangée à d’autres drogues, le fentanyl transforme les accros en zombies, le dos voûté. 

Jackie parcourt régulièrement les rues de la ville à la recherche de son fils tombé dans la drogue il y a peu. "À gauche, il avait un super travail. Il allait très bien. Et à droite, le voilà, il y a quelques mois, à 31 ans", soupire-t-elle en nous montrant des photos de son fils. 

Le vol et la revente des objets, c’est vraiment ce qui alimente notre addiction

San Francisco, ville hippie par tradition, est désormais le point de ralliement des accros aux drogues dures. Comme Carter, la vingtaine, venu en début d’année de Chicago, à 3000 kilomètres de là. "À San Francisco, la ville vous donne une indemnité automatique de 700 dollars par mois gratuitement et il y a aussi les refuges. Mais le vol et la revente, c’est vraiment ce qui alimente notre addiction", explique le jeune homme, avant de glisser, en souriant : "Bon allez, je vais me défoncer et profiter du reste de ma journée." 


L.T. | Reportage TF1 : Antoine de Precigout, Matthieu Derrien, Alec Kessner

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