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VIDÉO – "C’est le pire jour de ma vie" : première journée sans les Américains à Kaboul

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Publié le 1 septembre 2021 à 10h49
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Source : JT 20h Semaine

REPORTAGE - Les Américains ont désormais quitté l’Afghanistan, laissant derrière eux des milliers d’Afghans qui souhaitaient encore fuir le joug des talibans. Notre envoyée spéciale, Liseron Boudoul, raconte ce premier jour sans leur présence.

Aujourd’hui, les combattants saluent notre envoyée spéciale, Liseron Boudoul. Une première. Les talibans se réjouissent car désormais, l’aéroport leur appartient. À l’intérieur, ils empêchent une femme de rejoindre le tarmac avec son fils. Elle se bat pour monter dans un avion. Mais il n’y en a plus. 

L’aéroport ressemble un peu à une zone de guerre avec des véhicules américains renversés et des centaines de douilles au sol. C’est alors qu’un chef taliban s’approche de notre reporter. "Vous savez, les Américains ont détruit des milliers d’armes et beaucoup de matériel de l’aéroport. Il est en si mauvais état qu’il ne fonctionnera pas avant dix ou quinze jours", assure-t-il. 

"Les talibans nous traitent comme des animaux"

Les forces spéciales talibanes vont contrôler l’aéroport 24 h/24. Tout à coup, des coups de feu retentissent. Nos journalistes sont priés de quitter les lieux. La sécurité paraît encore fragile. Ils se rendent alors dans un quartier populaire de Kaboul. 

Esmattullah, propriétaire d’un magasin d’ordinateurs, se réjouit quant à lui du départ des Américains. "C’est un jour magnifique ! Ce sont les Américains qui ont créé toute cette tension et cette insécurité depuis des années, depuis qu’ils ont envahi notre pays. J’espère que l’Émirat islamique va reprendre les choses en main", affirme-t-il. 

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En réalité, l’Émirat islamique effraie une grande partie des habitants. Une étudiante en informatique a accepté de témoigner avec le visage flouté devant notre caméra. Elle est complètement terrorisée. "Aujourd’hui, c’est le pire jour de ma vie. Les talibans nous traitent comme des animaux, surtout nous, les femmes. Moi, je ne peux pas continuer à vivre comme ça sous leur règne. J’ai parfois envie de me suicider. Je n’en peux plus", pleure-t-elle. Comme elle, nombreux sont les Kaboulis qui craignent le retour d’un régime brutal maintenant qu’il n’y a plus aucune force étrangère dans la capitale afghane. 


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