VIDÉO - Argentine : investi, le président Javier Milei promet "une nouvelle ère de liberté et de prospérité"

par V.M avec AFP
Publié le 10 décembre 2023 à 16h16, mis à jour le 10 décembre 2023 à 16h44

Source : TF1 Info

Le nouveau président ultralibéral Javier Milei a prêté serment dimanche 10 décembre en Argentine au cours d'une cérémonie d'investiture.
De nombreux dirigeants, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, étaient présents.
Le premier jour d'un mandat qui promet des réformes très dures pour tenter de sortir le pays de la crise économique.

Javier Milei est officiellement investi président de l'Argentine. Le nouveau dirigeant, populiste et ultralibéral, a prêté serment lors d'une cérémonie à Buenos Aires en présence de nombreux dirigeants, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 

Trois semaines après sa retentissante victoire électorale, le nouveau président, 53 ans, a prêté serment au Parlement "au nom de Dieu, de la Patrie et sur les Saints-Évangiles", jurant d'honorer avec "loyauté et patriotisme" sa charge. Il a reçu l'écharpe présidentielle avant de s'adresser à la foule réunie devant le Parlement. 

"Les Argentins ont exprimé une volonté de changement sans retour", a déclaré Javier Milei depuis les marches de l'édifice, devant des milliers de personnes agitant des drapeaux argentins sur une vaste place. "Aujourd'hui, nous enterrons des décennies d'échecs, qui ont seulement réussi à détruire notre pays", a-t-il ajouté, promettant à l'inverse une "nouvelle ère de liberté, de prospérité et de progrès"

"Comme la chute du mur du Berlin a marqué la fin d’une époque tragique pur le monde, ces élections ont marqué un point de fracture dans notre histoire", s'est encore félicité le nouveau président, plein d'emphase. Avant de s'en prendre avec virulence à ses prédécesseurs : "aucun gouvernement n'a reçu pire héritage que le nôtre", a-t-il fustigé, critiquant un "modèle qui ne génère que la pauvreté, de la fatigue, de la stagnation et de la misère".

Réformes dures

Douzième président de l'Argentine depuis le retour de la démocratie il y a 40 ans, Javier Milei a été élu sur un programme de réformes particulièrement dures pour tenter de relever le pays de l'interminable crise économique qu'il traverse. Il convoquera dans les prochains jours une session extraordinaire du Parlement pour présenter un premier bloc de lois.

Parmi les chantiers promis : la dévaluation du peso, la monnaie nationale, mais aussi un programme de coupes budgétaires massives, notamment dans les chantiers publics en cours. 

Dès après sa victoire retentissante, Javier Milei a prévenu qu'il n'y aurait "pas de place pour la tiédeur ou les demi-mesures". Tout en reconnaissant déjà que l'inflation ne pourrait pas être maîtrisée avant "18 à 24 mois", ce qu'il a redit ce dimanche après son investiture, déplorant toujours "les coûts des erreurs des gouvernements précédents"


V.M avec AFP

Tout
TF1 Info