L'Iran a lancé une attaque contre Israël dans la nuit de samedi 13 à dimanche 14 avril.
Des centaines de drones, missiles balistiques et missiles de croisière auraient été envoyés, selon l'armée israélienne, qui n'a néanmoins pas enregistré d'importants dégâts.
TF1 vous explique comment.

Une attaque sans précédent, mais aux dégâts limités. Au lendemain de l'offensive iranienne visant le territoire israélien, dans la nuit de samedi à dimanche 14 avril, l'armée de l'État hébreu a affirmé avoir largement déjoué cette opération militaire. Alors que l'Iran aurait envoyé "un essaim de 300 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière", Tsahal a fait savoir que Tel Aviv et ses alliés avaient intercepté "99% des tirs".

Seuls quelques missiles balistiques "sont entrés et ont légèrement touché" une base militaire, encore en activité, a assuré son porte-parole Daniel Hagari. Outre plusieurs blessés légers, une fillette de sept ans originaire d'une communauté bédouine dans le sud d'Israël a été placée en soins intensifs.

L'efficacité du Dôme de fer

Cette opération militaire a été largement parée, notamment grâce au système de défense israélien, aussi appelé Dôme de fer. Grâce à des radars mobiles, l'arme détecte les missiles en approche. Le logiciel analyse ensuite leur trajectoire. Si le projectile vise une zone habitée, il est alors abattu en plein vol par des missiles de défense. L'État hébreu est aussi parvenu à arrêter les tirs grâce à son armée de l'air. Sur des images diffusées par les autorités, des avions interceptent des drones iraniens en plein vol.

Face à cette attaque d'envergure, le pays a par ailleurs pu compter sur ses alliés présents dans la région. Les États-Unis ont abattu "plusieurs dizaines" de drones et de missiles, a indiqué le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, John Kirby. Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a aussi confirmé que "plusieurs" drones iraniens avaient été abattus par des avions de son pays. Israël a également mis en avant le rôle de la France, bien qu'une source militaire ait confié à l'AFP que Paris s'était contenté d'assurer "l'autodéfense" de ses bases dans la région. 

Mais les drones envoyés n'étaient ni les plus rapides, ni les plus efficaces.  Voilà pourquoi, selon de nombreux experts, l'Iran cherchait plus à effrayer qu'à détruire Israël. "Ils ne voulaient pas eux-mêmes entrer dans une escalade qu'ils auraient été ou dont ils seront peut-être les perdants. Sinon, ils auraient demandé au Hezbollah de frapper avec des milliers d'armes et alors, les dégâts sur Israël auraient été très importants", insiste le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre. De son côté, le régime iranien affirme qu'il visait principalement des infrastructures militaires.


A. Lo. | Reportage TF1 : Julien Cressens, Michael Izard, Thierry Valtat

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