Des bombardements israéliens perpétrés hier à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont causé la mort de dizaines de Palestiniens.
"Un massacre" selon la présidence palestinienne.
L'armée israélienne affirme, de son côté, avoir visé un complexe du Hamas dans lequel opéraient d'importants terroristes.

Sur tous les visages, c’est le même désespoir et une question pour les réfugiés : Pourquoi l’armée israélienne a-t-elle bombardé le camp de Tal al-Sultan ? "Il n'y avait aucune personne recherchée ici, aucun membre du Hamas. Il s'agit pour la plupart de civils du Nord qui cherchaient un espace sûr mais même cette zone de sécurité que l'ennemi prétendait être sûre ne l'est pas", confie un jeune palestinien.  

Depuis le début de l'offensive israélienne à Rafah, il y a trois semaines, 100.000 Palestiniens, se trouvant à l’est de la ville, ont été priés de rejoindre des zones humanitaires, comme le camp de Tal al-Sultan au nord-ouest.

C’est sur ce site, géré par une agence de l'ONU, que le bombardement s’est produit hier soir. Il y a plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés. L’armée israélienne affirme, pour sa part, avoir visé un complexe du Hamas, où se cachaient deux hauts responsables du mouvement. Mais le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu,  reconnaît également des victimes civiles : "Malgré tous les efforts déployés, une erreur tragique s'est produite hier. Nous enquêtons sur ce qui s'est passé et nous en tirerons les conclusions."  Ce soir, la Maison blanche appelle Israël à prendre toutes les précautions pour protéger les civils.


La rédaction de TF1 | Reportage Henri Dreyfus, Nathalie Murviedro

Tout
TF1 Info