La ville de Boutcha restera-t-elle aussi dans l'histoire comme le lieu où des crimes de guerre ont été commis ?
Des journalistes et des observateurs indépendants ont vu des dizaines de corps abandonnés.
Nous nous sommes rendus sur place.

Dans ce qui était avant la guerre un centre vacances pour enfants, une nouvelle découverte macabre est mise au jour. Dans un sous-sol, cinq civils ont été visiblement exécutés. L'état des corps laisse à penser qu'ils auraient auparavant aussi subi des sévices.

"C'est une chambre de torture qu'ils avaient installée là et ils s'en sont pris à de simples Ukrainiens", déclare Anton Gerachtchenko, conseiller au Ministère ukrainien de l'Intérieur. Face à la presse, ce représentant des autorités de Kiev supervise le déplacement des corps. Leurs stigmates sont des éléments de preuves pour l'enquête à venir.

Boutcha, une ville défigurée par la guerre

Devant nous, les liens qui enserrent les poignets sont détachés. Ils indiquent, eux aussi, que ces civils n'ont pas seulement subi les dommages collatéraux d'une action militaire, mais qu'ils sont les victimes d'un crime. Quant aux accusations de mise en scène proférées par les Russes, elles achèvent de dégoûter les volontaires locaux.

Les traces de massacre sont visibles dans de nombreux secteurs de Boutcha, une ville défigurée par la guerre. Dans un jardin, nous découvrons deux corps. Il est difficile de préciser les dates de ces différentes exactions. Certains morts remontent au début mars, d'autres à la semaine dernière juste avant le retrait des forces russes. En témoignent deux fosses communes creusées à trois semaines d'écart.


TF1 | Reportage M. Scott, N. Clerc, F. Petit

Tout
TF1 Info