Pêche post-Brexit : le torchon brûle entre la France et le Royaume-Uni

Conflit sur la pêche : "La balle est dans le camp des Britanniques", prévient Emmanuel Macron

CQ
Publié le 31 octobre 2021 à 18h45
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Source : TF1 Info

BREXIT - Après une entrevue d’une demi-heure avec Boris Johnson, le président français a fait le point sur l’état des discussions, sur fond de tensions à cause de la pêche dans les eaux britanniques. "Je ne veux aucune escalade mais il faut être sérieux", a avancé Emmanuel Macron.

Un face-à-face qui ne semble pas avoir rapproché les positions. Ce dimanche 31 octobre, en marge du G20 à Rome, Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont rencontrés une demi-heure pour discuter des dossiers sensibles entre les deux pays, tels que la pêche dans les eaux britanniques depuis le Brexit. Et alors que le Premier ministre britannique a demandé à Paris de retirer ses "menaces", le chef de l’État français a rappelé quelques heures plus tard en conférence de presse leur volonté commune de "coopérer" et d’"avoir des relations".

"Il faut être sérieux", insiste Macron

"Je veux redire ce que j’ai dit au Premier ministre, ça n’a rien de personnel", a insisté Emmanuel Macron, revenant sur l’accord passé dans le cadre du Brexit. "Le peuple britannique a décidé de manière souveraine de quitter l’UE. Dix mois après cet accord, plusieurs points ne sont toujours pas respectés par les Britanniques. Nous ne pouvons pas l’accepter." 

Appelant à nouveau à la désescalade, le président français a souhaité cependant afficher de la fermeté à l’égard de son voisin britannique : "Il faut être sérieux. Je ne veux aucune escalade mais il faut être sérieux. Beaucoup de licences n’ont toujours pas été octroyées pour des raisons qui ne sont pas comprises. Mon souhait n’est pas que l’on aille vers des mesures de rétorsion parce que ça n’apporte rien à nos pêcheurs."

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Mais ici, Emmanuel Macron a renvoyé la balle "dans le camp des Britanniques", expliquant avoir formulé une proposition à Boris Johnson pour "une méthodologie réciproque". Et prévenu que "si les Britanniques ne font aucun mouvement, nous devrons mettre en place ces mesures de rétorsion." 

Ce dimanche, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, a encore rappelé que la France se tenait prête à appliquer dès mardi 2 novembre "des mesures proportionnées et réversibles", alors que des marins-pêcheurs français sont toujours dans l’attente de recevoir des licences britanniques de pêche, comme le prévoit l’accord post-Brexit.


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