La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Israël, Irlande, Australie : quand les courbes ont-elles fléchi chez les pionniers du reconfinement ?

La rédaction de LCI
Publié le 31 octobre 2020 à 23h25
JT Perso

Source : JT 20h WE

L'essentiel

COVID-19 - C'est la question qui préoccupe les épidémiologistes après le reconfinement de la France : au bout de combien de temps les courbes du virus vont-elles fléchir ? Les exemples d'Israël, de l'Irlande et de l'Australie nous apportent des éléments de réponses.

Pour Emmanuel Macron, un reconfinement généralisé et adapté était la seule solution viable. Face à la hausse exponentielle des contaminations, avec plus de 50.000 cas enregistrés en début de semaine, le gouvernement a donc pris la décision de calfeutrer de nouveau le pays. Ce qui a achevé de convaincre le chef de l'Etat ? Les projections présentées par Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités. Cette décision, prise pour tenter de préserver le système de soins, devrait permettre aux courbes du virus de s'infléchir. Mais au bout de combien de temps ? 

En mars dernier, il avait fallu 24 jours pour voir les effets du confinement sur les chiffres d'hospitalisations en réanimation. Ce n'est qu'à partir du début du mois d'avril que les courbes ont enfin baissé. Pour ce second confinement, l'Institut Pasteur estime que l'on verra les premiers effets à partir du 15 novembre prochain. Mais pour cela, il faudra que les gens adaptent leur comportement. Dans le pire des scénarios, si les mesures ne sont pas respectées, aucun infléchissement de courbes n'est prévu avant le mois de janvier. 

En Australie, un confinement de trois mois et aujourd'hui, seuls trois cas de coronavirus par jour

D'autres pays ont plus de recul pour mesurer l'efficacité de leur reconfinement. En Israël, la mesure a débuté le 18 septembre dernier avec des mesures plus strictes qu'en France : les écoles ont été fermées. Malgré ce confinement, l'épidémie a progressé durant plusieurs semaines, avant de ralentir. 

En Irlande, les contaminations ont ralenti dès le premier jour du "lockdown". Une situation suprenante qui s'explique notamment par la sévérité des restrictions, les restaurants de l'île d'émeraude étant fermés même pour la vente à emporter, mais aussi par un changement des habitudes plus précoce au sein de la populatipon, comme l'explique l'épidémiologiste Martin Blachier dans la vidéo en tête de cet article. Selon lui, ce sont les mesures décidées avant le reconfinement, l'augmentation du télétravail ainsi que les mesures sociales et l'évitement des rassemblements, qui ont permis de "faire descendre très rapidement la courbe". 

En Australie, c'est un confinement hors normes de trois mois qui a permis de freiner drastiquement l'épidémie. Melbourne compte désormais, depuis deux semaines, seulement trois cas de coronavirus par jour. 


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