Covid-19 : quatre personnes humiliées publiquement en Chine pour non-respect des règles sanitaires

M.G
Publié le 29 décembre 2021 à 12h30, mis à jour le 30 décembre 2021 à 12h52

Source : TF1 Info

CHOC - Quatre personnes, accusées d'avoir mis en péril les règles anti-Covid, ont été contraintes de parader avec des menottes, mardi dans une ville du sud de la Chine.

Une image qui fait scandale. Mardi, quatre personnes ont été forcées de parader dans les rues de Jingxi, équipées de combinaisons intégrales et menottées. Elles sont accusées d'avoir mis en péril les règles anti-Covid, rapportent plusieurs médias locaux. Plus précisément, les individus concernés auraient fait passer en Chine des migrants, en dépit de la fermeture des frontières pour cause d'épidémie. 

Chaque suspect était escorté par deux policiers, également en combinaison blanche, et portait une pancarte avec son nom et sa photo, réminiscence des humiliations publiques de la "Révolution culturelle". Le défilé a servi "d'avertissement", se sont félicitées Les Nouvelles du Guangxi. Un autre média, Les Nouvelles de Pékin, a, de son côté, fustigé mercredi une "grave atteinte à l'esprit de l'État de droit". 

Le retour en grâce de l'humiliation publique

La Chine a pratiquement éradiqué le virus sur son sol depuis l'an dernier au prix de restrictions radicales : limitation des vols internationaux, quarantaines obligatoires à l'arrivée, dépistages massifs et suivis des déplacements. À la moindre apparition de cas, les autorités imposent, par exemple, de stricts confinements, comme à Xi’an (nord) où 13 millions d'habitants ont interdiction de sortir de chez eux depuis une semaine.

L'humiliation publique - pourtant interdite dans le pays depuis 2010 - fait partie des mesures disciplinaires annoncées en août par le gouvernement local pour punir ceux qui enfreignent les règles sanitaires. Ces derniers mois, cette pratique tend à refaire surface. 

En novembre dernier, un rassemblement similaire avait été organisé en présence de deux détenus en combinaison intégrale, encadrés par des policiers. Un fonctionnaire avait alors lu en public les infractions qui leur étaient reprochées. Des suspects, accusés de contrebande et de trafic d'être humains, ont également été exhibés à Jingxi au cours des derniers mois, pointent des documents des autorités locales du Guangxi.


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