Les accès à la ville de Tchassiv Yar sont désormais restreints en raison des combats qui ont lieu à l’Est de la ville.
Une brigade ukrainienne a accepté d'emmener l'équipe de LCI sur place, à la rencontre des soldats et des derniers habitants qui refusent de partir.

Jusqu’à quand pourra-t-on rentrer dans Tchassiv Yar ? Les accès sont désormais restreints en raison des combats qui ont lieu à l’Est de la ville. Une brigade ukrainienne a accepté d'emmener l'équipe de LCI sur place, à la rencontre des soldats qui se battent pour conserver la ville à tout prix et des derniers habitants qui refusent de partir.  

Ce sont des images qui datent du 22 mai dernier et que vous pouvez voir dans la vidéo en tête de cet article. Au milieu de la ville éventrée de Tchassiv Yar, un tank ukrainien frappé par un drone russe, obligé de s’enfuir avant d’être ciblé encore une fois. Au milieu des flammes, se trouve Evhen, que notre équipe a pu rencontrer. Son regard dit tout de la violence du combat. "Le seul moment où j’ai eu peur, c’est quand j’ai sorti la tête du tank. Je me sentais brûler. Je suis retombé à l’intérieur sur mon équipier et je lui ai crié : 'aide-moi, je suis en feu'", raconte ce commandant de tank de la 41ᵉ brigade à LCI. 

L'homme s’en sort miraculeusement. Seules ses mains ont été brulées en essayant d’éteindre les flammes. D'autres hommes de la même brigade, également sollicités par notre équipe, ont déjà combattu à Koupiansk, en première ligne. Mais Tchassiv Yar reste une bataille autrement difficile.

L’Ouest de la ville n’est encore au cœur des combats. Plusieurs centaines de personnes habitent toujours à Tchassiv Yar.

Serhii, un habitant de la ville, vit au jour le jour. Et peu importe si la ville bascule aux mains des Russes. "Ceux qui prennent les décisions ne s’entendent pas, et nous on trinque", dit-il. "Je n’ai plus de vitres, mes fenêtres ont explosé. Je les ai réparées tellement de fois, je n’arrive même plus à compter."

Face aux frappes imprévisibles, le calme est trompeur à Tchassiv Yar. Rien ne garantit la sécurité, pas même la végétation susceptible de cacher des drones. 


La rédaction de TF1info | Reportage LCI : Hélène Bonnet, Camille Souhaut et Oleksii Kononenko

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