En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

DOCUMENT TF1 - Sous les bombes russes à Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine

La rédaction de TF1info
Publié le 1 mars 2022 à 13h20, mis à jour le 1 mars 2022 à 15h31
JT Perso

Source : TF1 Info

Une équipe du 13H de TF1 se trouvait au cœur des bombardements à Kharkiv, survenus ce mardi matin.
La ville, située à 40 km de la frontière russe, a été la cible d'un missile qui s'est abattu en plein centre-ville.
La deuxième citée la plus peuplée d'Ukraine est bombardée depuis lundi par la Russie.

Au sixième jour de l'invasion russe de l'Ukraine, ce mardi 1er mars, la place centrale de Kharkiv a été la cible d'un tir de missile. En plein cœur de la deuxième ville du pays, avec 1,4 million d'habitants, la préfecture régionale a été touchée. Une équipe de journalistes de TF1 était à l'intérieur du bâtiment. Saine et sauve, elle a pu rendre compte de l'étendue de la frappe et des dégâts causés sur la place de la Liberté.

Une première explosion vient de se produire. Le reporter de TF1, Michel Scott, est alors en haut du bâtiment, où l'insurrection ukrainienne s'organise. Le journaliste et son équipe y sont arrivés la veille pour filmer l'insurrection populaire ukrainienne, qui s'organise en guérilla contre l'invasion russe.

"Au sous-sol, au sous-sol !"

Sergueï, un milicien volontaire ukrainien, indique à notre journaliste quel escalier emprunter pour rejoindre le reste de l'équipe. Trois étages plus bas, c'est le chaos, plusieurs personnes sont blessées. Les miliciens, eux, se baissent en passant près des fenêtres, pour éviter les tirs. 

Depuis trois minutes qu'il filme sans s'arrêter, Michel Scott n'a pas retrouvé les caméramans qui l'accompagnent. Guillaume Aguerre monte le premier, puis Alexandre Gaudin. "Mets ton gilet, mets ton casque", lui dit-on.

Des blessés arrivent de l'extérieur, là où l'explosion a eu lieu. À peine ont-ils le temps de reprendre leurs esprits, qu'une deuxième explosion retentit à l'extérieur. "Au sous-sol, au sous-sol !", entend-on aussi. "Attention, ne marchez pas sur les blessés. Avancez doucement. On garde son calme et on remonte".

Nos reporters ont finalement pu quitter le bâtiment sains et saufs.

Lire aussi

Nos reporters ont finalement pu quitter le bâtiment sains et saufs, comme nous l'a confié Michel Scott, dans le journal de 13H. "Nous avons réussi à sortir in extremis de Kharkiv tout à l'heure, mais la situation que nous avons vécue ne va faire qu'empirer dans les heures qui viennent", nous a-t-il indiqué, ajoutant : "Ces combattants volontaires, qui étaient rassemblés par centaines dans le bâtiment, ne veulent pas se rendre. Et ils savent qu'ils vont subir d'autres frappes comme celles de ce matin."

Notre reporter s'est aussi rappelé que "ces bombardements aériens ont littéralement soufflé le bâtiment, tout est dévasté à l'intérieur. Notre équipe, par chance, ne se trouvait pas du côté le plus exposé, mais on compte tout de même une dizaine de morts et des dizaines de blessés, que nous avons vus."

Plus largement, a détaillé Michel Scott, "le commandement ukrainien, nous a expliqué que les Russes se trouvaient dans la périphérie de la ville, dans les faubourgs et n'arrivaient pas à rejoindre le centre-ville. D'où ces tirs et bombardements sur cette place en particulier, censés terroriser les défenseurs de Kharkiv. Mais désormais, à chaque carrefour de la ville et à tout moment, une attaque peut avoir lieu".

Kharkiv : les explications de notre journaliste Michel ScottSource : JT 13h Semaine
JT Perso

Cette frappe a suscité un tollé. Le président ukrainien, dénonçant "un crime de guerre". "C'est du terrorisme d'État", a-t-il lancé dans une adresse vidéo publiée sur Telegram. "Les bombardements russes contre les infrastructures civiles à Kharkiv violent les lois de la guerre", a de son côté accusé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell sur Twitter.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info