EN DIRECT - Coup d'État au Niger : le pays ferme son espace aérien "face à la menace d'intervention qui se précise"

Publié le 1 août 2023 à 8h25, mis à jour le 7 août 2023 à 7h14

Source : JT 20h Semaine

La pression de la communauté internationale s'est accentuée samedi sur les putschistes qui ont pris le pouvoir au Niger.
L'ultimatum du bloc ouest-africain (Cedeao), qui s'est dit prêt à intervenir militairement dans un pays en proie à la violence jihadiste, expire ce dimanche.
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DIRECT FERMÉ


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MENACE


Le Niger a annoncé dimanche la fermeture de son espace aérien "face à la menace d'intervention qui se précise à partir des pays voisins", ont annoncé les militaires ayant pris le pouvoir à Niamey.


"Face à la menace d'intervention qui se précise à partir des pays voisins, l'espace aérien nigérien est fermé à compter de ce jour dimanche (...) jusqu'à nouvel ordre", indique le communiqué qui précise que "toute tentative de violation de l'espace aérien" entraînera "une riposte énergique et instantanée".

BURKINA FASO


La France a décidé de suspendre "jusqu'à nouvel ordre toutes ses actions d'aide au développement et d'appui budgétaire" au Burkina Faso, a annoncé dimanche soir le ministère français des Affaires étrangères.


Cette annonce est prise alors que le Burkina Faso et le Mali sont solidaires des militaires ayant pris le pouvoir au Niger. La France soutient, elle, les pays de la Cedeao dans leurs efforts pour rétablir le président Mohamed Bazoum, retenu prisonnier depuis la tentative de putsch le 26 juillet.

COUP DE FORCE


Quelque 30.000 partisans du coup d'Etat au Niger se sont rassemblés dimanche à Niamey, une démonstration de force à quelques heures de la fin d'un ultimatum ouest-africain enjoignant les militaires qui ont pris le pouvoir à rétablir le président renversé Bazoum, sous peine d'usage de "la force".

RASSEMBLEMENT


Des milliers de partisans des militaires auteurs du coup d'Etat au Niger se sont rassemblés dans un stade de Niamey dimanche, jour de l'expiration de l'ultimatum fixé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest pour une éventuelle intervention armée, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Une délégation de membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP, qui a pris le pouvoir) est arrivée dans le stade de 30.000 places sous les acclamations de ses soutiens.

ÉVACUATIONS


Après la France et l'Espagne, le ministère de la Défense italien a annoncé dimanche le départ de 65 personnels militaires à bord d'un avion qui s'est posé à Rome samedi soir. D'autres vols sont programmés, a ajouté le ministère.

STATU QUO À NIAMEY


L'incertitude demeure dimanche au sujet d'une éventuelle intervention militaire du bloc ouest-africain au Niger, après des critiques émises dans deux pays voisins, au Nigeria et en Algérie, à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de la Cedeao. 


Dimanche dernier, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest avait donné sept jours aux putschistes pour rétablir le président élu Mohamed Bazoum dans ses fonctions, sous peine d'utiliser "la force".  


L'ultimatum arrivera à échéance en fin de journée et pour l'heure, la junte qui a pris le pouvoir le 26 juillet à Niamey n'a montré aucune volonté de céder la place. 

FIN IMMINENTE DE L'ULTIMATUM


La Cedeao avait donné sept jours aux putschistes, soit jusqu'à ce dimanche soir, pour le rétablir dans ses fonctions, sous peine d'utiliser "la force". Plusieurs armées ouest-africaines, celles du Sénégal notamment, se sont dites prêtes à envoyer des soldats. Idem en Côte d'Ivoire, selon une source proche de la délégation ivoirienne à Abuja qui n'a pas précisé le nombre éventuel d'hommes mobilisés. 

RFI TOUJOURS CAPTÉE AU NIGER


Le compte Twitter du ministère des Affaires étrangères a rappelé que la radio RFI était toujours captée au Niger. Les autorités avaient indiqué jeudi que les signaux de la station de RFI en FM et de France 24 avaient été coupés. 


Les deux médias restent néanmoins accessibles en réception satellitaire directe, sur internet, et les programmes de RFI en français, haoussa et fulfude continuent d'être diffusés en ondes courtes.

COMPTE À REBOURS


La pression de la communauté internationale s'accentuait samedi sur les putschistes qui ont pris le pouvoir au Niger, à la veille de la fin d'un ultimatum du bloc ouest-africain (Cedeao) qui s'est dit prêt à intervenir militairement dans un pays en proie à la violence jihadiste.


Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué appuyer "avec fermeté et détermination" les efforts de la Cedeao pour faire échouer la tentative de putsch. "Il en va de l'avenir du Niger et de la stabilité de toute la région". Vendredi, les chefs d'état-major de la Communauté économique des États d'Afrique de l'ouest (Cedeao) ont "défini les contours d'une "éventuelle intervention militaire" contre la junte nigérienne, selon un responsable de l'organisation régionale. 

SITUATION FRAGILE


La France savait que "la situation était fragile au Niger" et que le président Bazoum pouvait être victime d'une tentative de coup d'État, a déclaré samedi le ministre français des Armées Sébastien Lecornu dans un entretien à l'AFP. Élu en 2021, "le président Mohamed Bazoum a déjà vécu une tentative de déstabilisation : nous savions donc que la situation était fragile", a assuré le ministre, en référence à une tentative de coup d'État déjouée en mars 2021.


"Ce qui peut surprendre, c'est que le déclencheur de ce coup d'État part avant tout d'un différend personnel", a-t-il affirmé, à propos du général Abdourahamane Tiani, chef de la garde présidentielle du Niger et meneur des putschistes. Selon des proches du président contactés par l'AFP, Mohamed Bazoum avait récemment exprimé sa volonté de le remplacer à la tête de sa garde.

ULTIMATUM


Le 30 juillet, la Cedeao a donné sept jours aux putschistes pour rétablir le président Mohamed Bazoum dans ses fonctions. L'organisation des pays d'Afrique de l'Ouest se dit prête à intervenir militairement. Une menace à prendre "très au sérieux", selon la ministre française des Affaires étrangères.

SAHEL


La remise en cause du dispositif antiterroriste français au Sahel n'est "pas à l'ordre du jour", a estimé samedi sur RFI la cheffe de la diplomatie française, interrogée sur la dénonciation des accords de coopération militaire par les putschistes au Niger, pays clé dans ce dispositif.


"Ça n’est pas à l'ordre du jour, même si (...) cette coopération a dû être suspendue, du fait des tentatives de coup d'État qui sont en cours depuis un peu plus d'une semaine maintenant au Niger", a déclaré Catherine Colonna.

Urgent

"FERMETÉ"


Le ministère français des Affaires étrangères assure que Paris appuie "avec fermeté" les efforts de la Cedeao pour faire échouer le putsch.


"Il en va de l'avenir du Niger et de la stabilité de toute la région", a souligné le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

ÉTATS-UNIS


"La fourniture de l'aide des États-Unis au gouvernement du Niger dépend de la gouvernance démocratique et du respect de l'ordre constitutionnel. Nous suspendons certains programmes d'aide étrangère et continuerons de revoir notre aide à mesure que la situation évolue", a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi le secrétaire d'État américain Antony Blinken.


"La délivrance d'aide humanitaire et alimentaire vitale va se poursuivre", a ajouté le secrétaire d'État.


Dans son communiqué, Antony Blinken, qui s'est entretenu à plusieurs reprises avec le président déchu Mohamed Bazoum, ajoute que son pays "poursuit les activités de l'Etat américain au Niger quand elles sont possibles, dont les opérations diplomatiques et sécuritaires, pour la sécurité des fonctionnaires américains."

AVERTISSEMENT


Selon la ministre française des Affaires étrangères, "il est temps de mettre fin" aux "coups d'État" qu'elle juge "inacceptables". Catherine Colonna estime, sur France Info, que la junte au pouvoir au Niger devrait "prendre la menace d'intervention militaire par une force régionale très au sérieux".


"Nous soutenons pleinement, comme tous nos partenaires, les efforts des pays de la région pour restaurer la démocratie au Niger", martèle la cheffe de la diplomatie française. Elle rejette, pour le moment, une intervention directe de la France dans la région. "Nous n'en sommes pas là", a-t-elle déclaré ce samedi matin chez nos confrères


Elle confirme, par ailleurs, que les soldats français présents dans le pays ne vont pas quitter le sol nigérien.

DES NOUVELLES DU PRÉSIDENT NIGÉRIEN


L'ambassadrice du Niger en France était l'invitée de LCI, ce vendredi soir. Aïchatou Boulama Kané a indiqué que le président Bazoum n'était pas maintenu dans "de bonnes conditions". Elle a aussi appelé la France a "maintenir la pression" sur la junte qui a pris le pouvoir de force.

ÉVACUATIONS


Quelque 74 personnes originaires de 18 pays différents ont atterri vendredi à Madrid dans le cadre d'une évacuation du Niger à bord d'un avion militaire espagnol. L'Airbus A330 de l'armée de l'air "affrété par le gouvernement espagnol a atterri" vendredi après-midi sur la base aérienne de Torrejón. Il transportait 16 Espagnols et quatre de leurs proches originaires du Niger. Des "citoyens français, belges, néerlandais, roumains, italiens et de douze autres pays hors de l'Union européenne", étaient également présents à son bord, a précisé le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares.

CONTOURS D'UNE "ÉVENTUELLE INTERVENTION"


Les chefs d'état-major de la Cedeao ont défini les contours d'une "éventuelle intervention militaire" au Niger, ont-ils annoncé ce vendredi. "Tous les éléments d'une éventuelle intervention ont été élaborés lors de cette réunion, y compris les ressources nécessaires, mais aussi la manière et le moment où nous allons déployer la force", a déclaré le commissaire chargé des Affaires politiques et de la Sécurité, Abdel-Fatau Musah.

RÉGIME ILLÉGITIME


Les putschistes au Niger ont annoncé jeudi dénoncer plusieurs accords militaires conclus avec la France. Quelles pourraient être les conséquences de cette décision ? Y a-t-il un risque de déstabilisation de toute la région du Sahel ? Nous avons interrogé le colonel Michel Goya, consultant pour LCI.

LES PAYS-BAS GÈLENT LES FONDS


Les Pays-Bas ont annoncé vendredi la suspension de leur aide au développement et de leur coopération directe avec le Niger, après le coup d'État militaire. "À la suite du coup d'État au Niger, le cabinet a suspendu pour le moment la coopération directe avec le gouvernement central" de ce pays africain, a déclaré le ministère néerlandais des Affaires étrangères. "Il s'agit du soutien aux programmes dans le domaine de la coopération au développement et de la sécurité qui passent par le gouvernement central", a-t-il précisé.


L'Allemagne et la France ont déjà pris une décision similaire.

LA DIPLOMATIE AVANT TOUT


La diplomatie reste la "solution privilégiée" pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger, a déclaré vendredi le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari . "La position de la Cédéao à laquelle le Bénin s’allie est de libérer et de rétablir le président Bazoum dans ses fonctions", a-t-il déclaré. "Les actions diplomatiques en cours restent la solution privilégiée par tous pour l'instant. Mais si demain, (....) quelles qu'actions que prendrait la Cédéao, le Bénin s'inscrirait dans cette action en tant que membre de la Cédéao", a-t-il ajouté.

ACCORDS MILITAIRES AVEC LA FRANCE


La France a réagi vendredi à la dénonciation des accords de coopération militaire par les putschistes au Niger en soulignant que "seules les autorités nigériennes légitimes" étaient en mesure de les rompre.


"La France rappelle que le cadre juridique de sa coopération avec le Niger en matière de défense repose sur des accords qui ont été conclus avec les autorités nigériennes légitimes", a indiqué vendredi le ministère français des Affaires étrangères. Ces autorités "sont les seules que la France, comme l'ensemble de la communauté internationale, reconnaît", a-t-elle ajouté, tout en "prenant note" du communiqué de la junte.

BERLIN APPELLE À POURSUIVRE LES "EFFORTS DE MÉDIATION"


Le gouvernement allemand a appelé vendredi à poursuivre les "efforts de médiation" avec la junte militaire qui a pris le pouvoir par la force au Niger pour trouver une issue politique et éviter toute intervention armée.  


"Il est important que nous laissions tout d'abord la place aux efforts de médiation et que ces efforts de médiation puissent être menés à bien, dans l'espoir qu'une solution politique en résulte", a déclaré un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse régulière.


Une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), conduite par l'ex-président nigérian Abdulsalami Abubakar, est repartie de Niamey dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir fait des propositions de "sortie de crise" auprès de membres de la junte.


"Je ne sais pas si la médiation a échoué ou non", a poursuivi le porte-parole, interrogé à ce sujet, jugeant qu'il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives du départ de la délégation après quelques heures. "Parfois, on met ses attentes sur la table et la partie adverse doit encore y réfléchir un jour ou deux", a-t-il dit.

L'AMBASSADRICE DU NIGER EN FRANCE REFUSE DE QUITTER SON POSTE


L'ambassadrice du Niger en France, Aïchatou Boulama Kané, a affirmé vendredi à l'AFP "être toujours" l'ambassadrice en France "du président légitime Mohamed Bazoum", ajoutant qu'elle rejetait "comme nulle et non avenue" la décision des putschistes de mettre fin à ses fonctions.


"Je suis toujours l'ambassadrice du président légitime Bazoum Mohamed et je me considère comme telle", a-t-elle déclaré dans un entretien à l'AFP.


La notification des putschistes "de mettre fin à (mes) fonctions je la considère comme nulle et non avenue; elle a été prise par un pouvoir illégitime, je suis l'ambassadrice du Niger en France", a martelé la diplomate, en poste en France depuis décembre 2021. 


Jeudi soir, les militaires auteurs d'un coup d'Etat au Niger ont annoncé mettre "fin" aux "fonctions" d'ambassadeurs du Niger en France, aux Etats-Unis, au Nigeria et au Togo, dans un communiqué lu à la télévision nationale, au moment où les pressions pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger se multiplient internationalement.

POUR LE KREMLIN, UNE INTERVENTION ÉTRANGÈRE NE RÉSOUDRA PAS LA CRISE


Une intervention étrangère ne permettra pas de résoudre la crise au Niger, pays sahélien déstabilisé par un coup d'Etat, a estimé vendredi le Kremlin, au moment où le président déchu Mohamed Bazoum a appelé Washington et la communauté internationale à agir.


"Il est peu probable que l'intervention de forces extra-régionales puisse améliorer la situation", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tout en appelant au "retour rapide à l'ordre constitutionnel" au Niger.

LEVÉE DU COUVRE-FEU


Les militaires qui ont renversé au Niger le président Mohamed Bazoum, ont décidé de lever le couvre-feu instauré le 26 juillet, jour de leur coup d'Etat, selon un décret.


"Le couvre-feu instauré depuis le 26 juillet 2023 est officiellement levé à compter de ce jour", indique ce décret daté de jeudi soir et signé par le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) qui a pris le pouvoir.

INTERVENTION MILITAIRE


La Cédéao "a les moyens" d'intervenir militairement au Niger selon Patrick Dutartre, général de l'armée de l'air, ex-leader de la Patrouile de France. Invité des Matins de LCI ce vendredi, il a précisé qu'un "conflit n'est pas souhaitable".

SUSPENSION DE FRANCE 24 ET RFI


L'Union européenne a jugé vendredi "inacceptable" la suspension de la diffusion des médias France 24 et RFI au Niger, et condamné "fermement" ces "violations aux libertés fondamentales".


Radio France internationale (RFI) et la chaîne France 24 sont inaccessibles depuis jeudi au Niger, où un coup d'Etat militaire a renversé le président élu Mohamed Bazoum. "Cette mesure est une atteinte grave au droit à l'information et à la liberté d'expression", a indiqué une porte-parole de la Commission sur Twitter, rebaptisé "X".

LA DÉLÉGATION DE LA CEDÉAO A QUITTÉ NIAMEY


La délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) arrivée jeudi soir à Niamey pour trouver une sortie de crise au Niger, est repartie quelques heures plus tard, sans avoir rencontré le chef de la junte, a indiqué un de ses membres. 


"Les envoyés de la Cédéao sont repartis" dans la nuit de jeudi à vendredi et n'ont vu ni le chef des militaires qui ont pris le pouvoir la semaine dernière, le général Abdourahamane Tiani, ni le président renversé Mohamed Bazoum, a expliqué vendredi un des membres de la délégation. 


Cette délégation était menée par l'ancien chef de l'Etat nigérian Abdulsalami Abubakar et devait initialement rencontrer les putschistes au Niger "pour présenter les demandes des dirigeants de la Cédéao", selon un communiqué de la présidence du Nigeria.


Le président du Nigeria Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao, avait pressé cette délégation de "tout faire" pour une "résolution à l'amiable" de la crise au Niger.

BAZOUM APPELLE À L'AIDE


Le coup d'Etat au Niger pourrait avoir des conséquences "dévastatrices" pour le monde et faire passer la région du Sahel sous "influence" de la Russie, via les mercenaires du groupe Wagner, écrit le président élu Mohamed Bazoum dans une tribune parue jeudi soir dans le Washington Post.




Par conséquent, "j'appelle le gouvernement américain et l'ensemble de la communauté internationale à aider à restaurer l'ordre constitutionnel", ajoute M. Bazoum dans une première longue déclaration publique depuis qu'il a été renversé le 26 juillet par des militaires putschistes.




"J'écris ceci à titre d'otage", lance M. Bazoum séquestré depuis que son gouvernement a été renversé le 26 juillet dernier par des militaires putchistes. "Ce coup (...) n'a aucune justification et s'il réussit cela aura des conséquences dévastatrices pour notre pays, notre région et le monde entier", souligne-t-il.




"Dans la région trouble du Sahel, au milieu de mouvements autoritaires qui se sont imposés chez certains de nos voisins, le Niger est le dernier bastion pour le respect des droits", poursuit M. Bazoum dans ce texte publié en anglais.

L'AMBASSADEUR DU NIGER À WASHINGTON CRAINT L'EFFONDREMENT


La junte doit "revenir à la raison" au risque sinon d'un effondrement du Niger, entraînant toute la région du Sahel dans son sillage, avertit jeudi l'ambassadeur du Niger à Washington, disant craindre que le groupe paramilitaire russe Wagner en tire avantage.


"Si le Niger s'effondre, c'est d'abord tout le Sahel qui s'effondre, qui sera déstabilisé", souligne Kiari Liman-Tinguiri, ambassadeur à Washington du Niger, l'un des derniers pays alliés des Etats-Unis et de la France dans la lutte antijihadiste au Sahel.


"Il n'y aura plus aucun moyen de protéger les pays africains côtiers, les pays de la côte ouest, et vous aurez Wagner et les jihadistes qui contrôleront l'Afrique de la côte à la Méditerranée", ajoute-t-il dans un entretien en journée à l'AFP. 


Tard jeudi soir, après la diffusion de cet entretien, les putchistes ont par ailleurs annoncé avoir relevé de ses fonctions M. Liman-Tinguiri ainsi que trois autres ambassadeurs du Niger, dont l'ambassadrice à Paris.

ACCORDS MILITAIRES 


Les putschistes au Niger ont déclaré jeudi soir dénoncer plusieurs accords militaires conclus avec la France, qui concernent notamment le "stationnement" du détachement français et le "statut" des militaires présents dans le cadre de la lutte antijihadiste, dans un communiqué lu à la télévision nationale.


"Face à l'attitude désinvolte et la réaction de la France relativement à la situation" au Niger, "le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP, militaires au pouvoir), décide de dénoncer les accords de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense avec cet Etat", a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, membre des putschistes.


La France, qui a évacué 577 de ses ressortissants au Niger mardi et mercredi, compte 1.500 soldats déployés pour la lutte antijihadiste, dans ce pays miné par les violences de ces groupes armés.

MISE EN GARDE


Les putschistes au Niger ont annoncé qu'ils riposteront "immédiatement" en cas d'"agression ou tentative d'agression" contre leur pays par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), trois jours avant la fin de l'ultimatum décrété par l'organisation pour un retour à l'ordre constitutionnel.


"La Cédéao étant impersonnelle, toute agression ou tentative d'agression contre l'Etat du Niger verra une riposte immédiate et sans préavis des Forces de défense et de sécurité nigériennes sur un de ses membres, à l'exception des pays amis suspendus", a déclaré un des putschistes, faisant allusion au Burkina Faso et au Mali.

DÉLÉGATION DE LA CÉDÉAO


Une délégation de responsables de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est arrivée jeudi soir à Niamey, a indiqué à l'AFP une source aéroportuaire, afin de tenter de trouver une sortie de crise au Niger.


"Ils sont arrivés à 18h11" (17H11 GMT), a affirmé la source aéroportuaire. Plus tôt, jeudi, le président du Nigeria Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao, avait demandé à cette délégation de "tout faire" pour une "résolution à l'amiable" de la crise au Niger. 

PARIS CONDAMNE


La France condamne jeudi "très fermement" la suspension de la diffusion des médias France 24 et RFI au Niger. "La France réaffirme son engagement constant et déterminé en faveur de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la protection des journalistes (...)", déclare le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

APPEL A LA CÉDÉAO


Le président du Nigeria Bola Tinubu a demandé à la délégation de la Cédéao en partance jeudi soir pour Niamey de "tout faire" pour garantir une résolution "à l'amiable" de la crise au Niger, selon un communiqué de la présidence.


Il a annoncé avoir mis sur pied une autre délégation dirigée par un ambassadeur nigérian pour discuter avec "les dirigeants de la Libye et de l'Algérie" du Niger et a chargé ces deux délégations "de faire tout ce qui est nécessaire pour garantir une résolution concluante et à l'amiable de la situation au Niger dans l'intérêt de la paix et du développement de l'Afrique".

MÉDIAS FRANÇAIS


Le groupe France Médias Monde a dénoncé jeudi l'interruption de la diffusion des programmes de RFI et France 24 au Niger, "une décision prise hors de tout cadre conventionnel et légal" une semaine après le coup d'État, selon un communiqué.


Les deux médias étaient inaccessibles depuis jeudi après-midi, ont constaté des journalistes de l’AFP à Niamey. Les signaux de la station RFI en FM et de la chaîne France 24 ont été coupés "sur instructions des nouvelles autorités militaires", a indiqué à l'AFP un haut fonctionnaire nigérien.

SÉNÉGAL


Le Sénégal participera à une éventuelle intervention militaire au Niger si l'organisation des États ouest-africains Cédéao décide de cette dernière, a déclaré ce jeudi la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall.


S'exprimant devant la presse, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a invoqué les engagements internationaux de son pays envers la Cédéao et le fait qu'il s'agissait du "coup (d'État) de trop". "Les militaires sénégalais, pour toutes ces raisons, vont y aller."

ÉVACUATIONS : LE MESSAGE DE MACRON


Après l'évacuation de plus de "1000 Français, Européens et ressortissants d'Amérique latine, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie", le président de la République Emmanuel Macron remercie sur Twitter les "agents de l'Ambassade de France à Niamey et du Quai d'Orsay, ainsi que nos militaires".

DÉTAIL DES OPÉRATIONS


Depuis mardi, quatre avions sont revenus à Paris depuis Niamey. D'après une source diplomatique à TF1-LCI, plus de 650 Français étaient à bord. Quelque 70 Belges ont également été rapatriés, tout comme une cinquantaine d'Allemands, et une dizaine de Roumains, Espagnols, Hollandais, Turcs, Autrichiens, Suisses, Portugais.


Au total, des ressortissants de 46 pays différents ont été rapatriés.

OPÉRATION FRANÇAISE


Le ministre des Armées annonce la fin de l'opération française d'évacuation, 1079 personnes françaises et étrangères ont été rapatriées. 

JOE BIDEN DEMANDE LA LIBÉRATION DU PRÉSIDENT BAZOUM


Le président américain Joe Biden a appelé ce jeudi à la "libération immédiate" du président déchu du Niger Mohamed Bazoum, retenu depuis la semaine dernière. "J'appelle à la libération immédiate du président Bazoum et sa famille, et à la préservation de la démocratie conquise de haute lutte au Niger", a déclaré Joe Biden dans un communiqué.

RASSEMBLEMENT À NIAMEY


Des centaines de partisans des militaires qui ont pris le pouvoir au Niger en renversant le président Mohamed Bazoum ont commencé à se rassembler à Niamey pour les soutenir, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Les manifestants, dont certains brandissaient de grands drapeaux russes, ont commencé à se rassembler dans le centre de la capitale, place de l'Indépendance, à l'appel du M62, une coalition d'organisations de la société civile "souverainistes".

FRANÇAIS RAPATRIÉS


Quatre avions sont déjà revenus en France pour ramener ceux qui voulaient partir du Niger. Plusieurs centaines de Français ont été rapatriées. Un départ dans des conditions précipitées, mais tous se disent soulagés d'être en France.

AMBASSADE DU ROYAUME-UNI


Le Royaume-Uni "réduit temporairement le nombre de ses employés dans son ambassade à Niamey" en raison de la "situation sécuritaire" au Niger, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères sur son site réservé aux conseils aux voyageurs.


"Une prise de pouvoir militaire a eu lieu au Niger, ce qui a entraîné des protestations et des troubles", indique le ministère. "En raison de la situation sécuritaire, l'ambassade britannique à Niamey réduit temporairement le nombre de ses employés."

LE 3 AOÛT, UNE DATE PARTICULIÈRE


Le 3 août est une date particulière au Niger. Il s'agit, depuis 1960, de la journée de l'indépendance. Des manifestations sont prévues à cette occasion.

AMBASSADE DE FRANCE


La France a demandé "aux forces de l'ordre nigériennes de prendre les dispositions nécessaires pour s'assurer que la sécurité des emprises diplomatiques étrangères à Niamey, particulièrement celles de la France, sera pleinement garantie" lors de manifestations prévues ce jeudi.


"Alors que plusieurs appels à manifester sont diffusés pour le 3 août, la France rappelle que la sécurité des emprises et des personnels diplomatiques sont des obligations au titre du droit international, et notamment des Conventions de Vienne", souligne le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. 

ETATS-UNIS


Les Etats-Unis ont ordonné mercredi l'évacuation de leur personnel non essentiel à l'ambassade à Niamey, après le coup de force de militaires putschistes contre le président nigérien Mohamed Bazoum, a annoncé le département d'Etat.


"En raison de ce développement, le département d'Etat a ordonné le départ des employés gouvernementaux non essentiels à l'ambassade" ainsi que leurs familles, précise un avis diffusé mercredi soir sur son site internet.


Dans le même temps, le département d'Etat a élevé son niveau d'alerte pour le Niger qui passe de 3 à 4, déconseillant à tout ressortissant américain de se rendre dans le pays en raison de la situation sécuritaire sur place.

LES FRANÇAIS "N'ONT AUCUNE RAISON OBJECTIVE DE QUITTER LE NIGER"


Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte militaire qui a pris le pouvoir à Niamey, a estimé mercredi que les Français "n'ont aucune raison objective de quitte le Niger", au moment où plusieurs centaines d'entre eux sont évacués par Paris. Les ressortissants "n'ont jamais été l'objet de la moindre menace", a-t-il assuré dans un discours télévisé à la veille de la fête de l'indépendance du pays. Par ailleurs, le chef de la junte "rejette en bloc " les sanctions, se refusant "de céder à toute menace".

DÉCOMPTE DES RAPATRIEMENTS

LE BANQUE MONDIALE SUSPEND SES DÉBOURSEMENTS


La Banque mondiale (BM) a annoncé mercredi avoir suspendu les déboursements "pour toutes ses opérations et jusqu'à nouvel ordre" à destination du Niger, une semaine après le coup d'État militaire ayant renversé le président Bazoum. 


"Nous sommes alarmés par les efforts déployés pour renverser le gouvernement démocratiquement élu du Niger. En conséquence la Banque mondiale a suspendu les déboursements pour toutes ses opérations et jusqu'à nouvel ordre", a déclaré l'institution dans un communiqué, ajoutant "surveiller avec attention la situation".


La BM a dépensé dans le pays 1,5 milliard de dollars en 2022 au travers de ses différents programmes d'aide et avait jusqu'ici versé 730 millions de dollars depuis le début de cette année, selon les données publiées sur le site de l'institution.

UN CINQUIÈME AVION FRANÇAIS À NIAMEY


Un cinquième avion a atterri à l'aéroport civil de Niamey mercredi soir pour évacuer des ressortissants français et européens, a indiqué à l'AFP l'état-major des Armées. "Une 5e rotation a été déclenchée. L'avion est posé à Niamey", a-t-il déclaré. Cela devrait être le dernier vol pour évacuer les personnes désireuses de quitter le pays.

Urgent

DÉCOMPTE DES RAPATRIEMENTS

UN NOUVEL AVION RAPATRIANT DES FRANÇAIS A ATTERRI


Un nouvel avion, en provenance de Niamey, rapatriant plusieurs ressortissants français a atterri mercredi à Roissy-Charles-de-Gaulle. Il s'agit du troisième avion, dépêché pour évacuer les Français du Niger, à poser ses roues dans l'Hexagone.

MOSCOU APPELLE AU "DIALOGUE" POUR CALMER LE JEU


La Russie a appelé mercredi au "dialogue" pour éviter une "dégradation de la situation" au Niger, pays sahélien déstabilisé par un coup d'État militaire survenu la semaine dernière, mettant en garde contre toute intervention armée étrangère. "Nous considérons qu'il est extrêmement important de ne pas permettre une nouvelle dégradation de la situation dans le pays, nous pensons qu'il est urgent d'organiser un dialogue national pour rétablir la paix civile, assurer la loi et l'ordre", a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.


Selon elle, les "problèmes africains (nécessitent) des solutions africaines" et la "menace de recourir à la force contre un État souverain ne contribuera pas à désamorcer les tensions et à résoudre la situation dans le pays". "Nous espérons que des efforts seront déployés par l'intermédiaire de l'Union africaine et des organisations régionales", a encore ajouté Mme Zakharova.

PARIS CONTINUE D'ÉVACUER SES RESSORTISSANTS


Un nouveau vol en provenance de Niamey est attendu sur le sol français aux alentours de 18h. Trois avions ont déjà atterri à Paris et Rome pour évacuer du Niger des centaines de ressortissants français, italiens et d'autres nationalités.

TÉMOIGNAGES


Les premiers Français rapatriés du Niger sont arrivés dans la nuit du mardi à bord de deux avions. Le putsch et la violence de ces derniers jours ont laissé peu de choix aux civils, craignant pour leur sécurité. Une équipe de TF1 a recueilli leurs témoignages à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, tous se disent soulagés d'être en France.

COUPURES D'ÉLECTRICITÉ


Le Nigeria a coupé son approvisionnement en électricité au Niger, a appris mercredi l'AFP de source proche de la direction de la Société nigérienne d'électricité (Nigelec), en ligne avec les sanctions décidées par les voisins ouest-africains du Niger déstabilisé par un putsch.


"Le Nigeria a déconnecté dépuis hier (mardi) la ligne haute tension qui transporte l'électricité au Niger", a déclaré cette source. Ce pays, qui dépend énergétiquement à 70% du Nigeria, subit des sanctions internationales depuis que des putschistes ont renversé le président élu Mohamed Bazoum il y a une semaine.

Urgent

UNE INTERVENTION MILITAIRE ? LA "DERNIÈRE OPTION"


Une intervention militaire au Niger serait "la dernière option, le dernier recours" envisagé par le bloc ouest-africain pour restaurer l'ordre constitutionnel, mais il faut se "préparer à cette éventualité", a indiqué mercredi l'un des responsables de la Cédéao, à l'ouverture de la réunion des chefs d'état-major ouest-africains à Abuja, au Nigeria.

UNE DÉLÉGATION DE LA CÉDÉAO AU NIGER


Une délégation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est actuellement au Niger pour "négocier" avec les putschistes, a indiqué ce mercredi l'un des responsables de la Cédéao à l'ouverture de la réunion des chefs d'état-major ouest-africains à Abuja (Nigeria).


"Le président de la Commission de la Cédéao aurait aimé être ici, mais à l'heure où nous parlons, il se trouve au Niger dans le cadre d'une délégation de haut niveau dirigée par l'ancien chef d'État du Nigeria, le général Abdulsalami Abubakar, en vue de négocier", a déclaré le commissaire de la Cédéao chargé des affaires politiques et de la sécurité, Abdulfatar Musa.

UN AVION FRANÇAIS VIENT DE QUITTER NIAMEY


Alors que deux avions sont arrivés à Paris dans la nuit de mardi à mercredi pour évacuer des ressortissants du Niger, un nouvel avion français vient de décoller de Niamey, selon le site spécialisé Flightradar. Il doit atterrir à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en fin d'après-midi.

UNE FIGURE DE LA JUNTE ARRIVE AU MALI


Une figure de la junte au pouvoir au Niger, le général Salifou Mody, est arrivé ce mercredi au Mali dont les dirigeants militaires se sont solidarisés avec leurs homologues nigériens face aux pressions internationales, ont indiqué deux hauts responsables.


Le général Mody, ancien chef d'état-major des Armées limogé en avril et membre du groupe de militaires qui viennent de prendre la tête du Niger par la force, s'est déplacé chez le voisin malien à la tête d'une délégation, ont dit sous le couvert de l'anonymat un haut responsable nigérien et un haut responsable sécuritaire malien.

L'UE APPORTE SON SOUTIEN FINANCIER


Pour évacuer les ressortissants européens, la France a demandé de l'assistance par l'intermédiaire du Mécanisme de protection civile de l'UE, indique la Commission européenne dans un communiqué. "La France a proposé à présent quatre avions pour les efforts de rapatriement de Niamey à Paris. Deux vols sont déjà arrivés, rapatriant environ 500 personnes. D'autres vols sont en préparation. Le mécanisme financera 75% des coûts de transport", précise la Commission. 

PLUS DE 350 FRANÇAIS ÉVACUÉS


Les deux avions arrivés à Paris dans la nuit en provenance de Niamey ont permis de rapatrier "plus de 350 Français" du Niger, indique le ministère des Affaires étrangères. Deux autres avions doivent prochainement décoller en direction de la France.

DEUX NOUVEAUX AVIONS MOBILISÉS


Alors que deux avions français ont atterri dans la nuit à Paris, deux autres doivent permettre de rapatrier des ressortissants du Niger dans les prochaines heures. "L'un s'est posé (à Niamey) et l'autre est encore en vol", a indiqué à l'AFP en début de matinée l'état-major des armées françaises.

ÉVACUATION : LES DESSOUS DE L'OPÉRATION


Le rapatriement des Français du Niger a débuté le 1ᵉʳ août, via des avions civils et non militaires, par crainte d'attiser les tensions.

L'ITALIE ÉVACUE UNE CENTAINE DE RESSORTISSANTS


Une centaine de ressortissants étrangers résidant au Niger sont arrivés à Rome ce mercredi matin, ont annoncé les autorités de la péninsule. Parti de Niamey, un Boeing 767 de l'Armée de l'air italienne a atterri peu après 5h à l'aéroport Ciampino de Rome, avec à son bord 99 ressortissants italiens et d'autres nationalités.

DEUXIÈME JOURNÉE D'ÉVACUATION, LA DERNIÈRE ?


Entamées mardi, les opérations d'évacuation des ressortissants français du Niger pourraient être terminées dès ce mercredi. Selon l'AFP, les autorités françaises souhaitent clore à la mi-journée les rapatriements. Deux avions sont déjà arrivés à Paris dans la nuit.

LES PREMIERS FRANÇAIS RAPATRIÉS SONT ARRIVÉS


Les premiers Français rapatriés du Niger sont arrivés à Paris dans la nuit. Ils racontent leur "soulagement" au micro de LCI.

LE RAPATRIEMENT SE POURSUIT


Alors que deux avions sont arrivés à Paris dans la nuit en provenance du Niger, un autre avion français va atterrir dans quelques minutes à Niamey, selon le site spécialisé Flightradar. Selon l'AFP, au total, quatre avions de rapatriement ont pour l'instant été prévus.

UN DEUXIÈME VOL A ATTERRI


Un deuxième vol a atterri dans la nuit à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, vers 4h30, avec à son bord Français, Nigériens, Allemands, Belges, Canadiens, Américains, Autrichiens et Indiens, d'après le ministère français des Affaires étrangères.


Sur les quelque 1200 Français enregistrés sur les listes consulaires au Niger, selon Paris, 600 ressortissants souhaiteraient revenir en France.

UN PREMIER VOL A ATTERRI EN FRANCE


Le premier avion qui a décollé de Niamey en soirée et a atterri, peu après 23h30 GMT, à l'aéroport de Paris-Roissy Charles de Gaulle. "Il y a 262 personnes à bord de l'avion qui est un Airbus A330, dont une douzaine de bébés", avait indiqué à l'AFP dans la soirée la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, expliquant que la "quasi-totalité des passagers sont des compatriotes".


Outre une grande majorité de Français ont également atterri des Nigériens, des Portugais, des Belges, des Ethiopiens et des Libanais, a précisé le Quai d'Orsay à la presse présente à Roissy.


L'évacuation a été "bien organisée, ça a été assez vite, pour ma part tout s'est très bien passé", a témoigné à l'AFP Bernard, qui travaille depuis deux mois au Niger pour l'Union européenne. "A Niamey, il n'y a pas de tensions particulières en ville, pas de stress particulier, la population vaque à ses occupations", a décrit cet homme, parti avec le strict minimum.

TÉMOIGNAGE


Un premier avion, évacuant essentiellement des ressortissants français, a décollé mardi soir de Niamey. Pour l'heure, trois vols transportant des Français sont programmés. Plusieurs ont confié leur tristesse et leurs doutes au 20H de TF1.

LES VOISINS DU NIGER SE RÉUNISSENT


Les chefs d'état-major des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se réunissent de mercredi à vendredi à Abuja au sujet du putsch au Niger, a annoncé mardi soir l'organisation régionale dans un communiqué. 

 

Les dirigeants ouest-africains réunis en sommet extraordinaire dimanche avait condamné le putsch et donné une semaine aux putschistes pour rétablir le président déchu Mohamed Bazoum dans ses fonctions en se réservant la possibilité d'un recours à la force. Elle avait ainsi annoncé une réunion des chefs d'état-major des pays membres à venir. 

EN APPROCHE DES CÔTES FRANÇAISES


Selon le spécialisé Flight Radar, le premier avion d'évacuation des ressortissants français et européens, qui a quitté Niamey en début de soirée, s'approche des côtes françaises. Selon toutes vraisemblances, il devrait atterrir à Paris un peu avant minuit. 

DES PRÉCISIONS SUR LES ÉVACUATIONS 


"Il y a 600 Français qui ont exprimé clairement leur intention de partir et il y a un peu moins de 400 Européens", a indiqué mardi Catherine Colonna, après le départ du premier avion de Niamey vers Paris. Un deuxième avion est en cours de chargement avec "davantage d'Européens", a ajouté la ministre des Affaires étrangères, sachant que le premier appareil comprenait surtout des ressortissants français. 


Un troisième vol est programmé. "On a indiqué que nous souhaitions que l'opération d'évacuation se tienne dans les 24 heures, si possible, de la mi-journée aujourd'hui à la mi-journée demain", précise la cheffe de la diplomatie française. 

DÉBUT DE L'ÉVACUATION 


"L’évacuation de nos ressortissants du Niger a débuté", confirme Sébastien Lecornu, sur Twitter. "Un premier avion de l’Armée de l'air vient de décoller de Niamey avec des ressortissants français et européens à son bord. Fier de nos soldats et de nos armées pour leur réactivité, au service de nos compatriotes", ajoute le ministre des Armées.

DÉCOLLAGE D'UN AVION 


Le premier avion évacuant les ressortissants français et européens du Niger a décollé de Niamey. "Il y a 262 personnes à bord de l'avion qui est un Airbus A330, dont une douzaine de bébés", a indiqué Catherine Colonna. "La quasi-totalité des passagers sont des compatriotes", a précisé la ministre française des Affaires étrangères, ajoutant qu'il y avait "quelques ressortissants européens". 


L'appareil est attendu à Paris dans la soirée.

LA RUSSIE À LA MANŒUVRE ? 


"Il est désormais absolument clair que la Russie est derrière le soi-disant coup d'État militaire au Niger", assure mardi Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Il s'agit d'une tactique russe classique : détourner l'attention, saisir l'occasion et étendre le conflit. Le soutien exprimé aux rebelles par les représentants du Mali pro-russe et du Burkina Faso (où Wagner joue un rôle actif) ne fait qu'ajouter à la conviction que la Russie dispose d'un scénario global pour provoquer l'instabilité afin de saper l'ordre sécuritaire mondial", souligne-t-il. 

ÉVACUATION DES AMÉRICAINS


Les États-Unis n'ont pris aucune décision pour le moment d'évacuer leurs ressortissants du Niger, a indiqué mardi la Maison Blanche. Le gouvernement américain "est clairement au courant des efforts menés par la France et d'autres pays européens pour évacuer leurs ressortissants. Dans le même temps, nous n'avons aucune indication de menaces directes visant des citoyens américains ou nos installations" dans le pays, a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby. "Nous n'avons donc pas changé notre posture concernant notre présence au Niger pour le moment", ajoute-t-il. 


Pour autant, Washington "surveille la situation presque d'heure en heure". "Nous continuons à inciter les citoyens américains encore au Niger de faire en sorte que la sécurité soit leur première priorité", souligne John Kirby. "Si on doit ajuster, on ajustera. Mais on y est pas encore", conclut-il. 

ENREGISTREMENT À L'AÉROPORT


Selon la correspondante de TV5 Monde, Anne-Fleur Lespiaut, les ressortissants français, allemands, belges, suisses, italiens ou encore espagnols continuent de s’enregistrer à l’aéroport de Niamey. "L’évacuation se passe dans le calme", précise-t-elle. 

Les avions dépêchés sur place devraient s’envoler en fin de journée pour Paris.

PAS D'ÉVACUATION DES MILITAIRES


L'évacuation des militaires français postés au Niger "n'est pas à l'ordre du jour", a indiqué mardi l'État-major des armées.

DEUX AVIONS À NIAMEY 


Selon l’État-major des Armées, deux avions militaires de transport sont actuellement posés à Niamey pour procéder à l'évacuation des ressortissants français et européens au Niger. "Leur décollage est rythmé par le flux des ressortissants qui rejoignent l’aéroport", indiquent les autorités. Un autre appareil devrait arriver sur place dans les prochaines heures. 


Les trois avions sont partis du sud de la France, et plus précisément de la base d'Istres.

TÉMOIGNAGE EN VIDÉO 


"Je suis actuellement devant l'aéroport depuis 14h. Les formalités se passent très bien mais sont très longues parce qu'il y a beaucoup de monde, beaucoup de familles. Il y a aussi des couples mixtes franco-nigériens", raconte Alexis, un ressortissant français présent à Niamey. "Ça se passe très bien, la logistique est parfaitement assurée. Tout se passe très bien, dans le calme", ajoute-t-il. 


"Je suis assez peiné de cette situation. J'ai un vrai regret pour la population nigérienne, qui en grande majorité n'est pas en faveur de ce coup d'État", continue le Français, interrogé par LCI. Mais "depuis le coup d'Etat, je n'ai pas eu un moment où je me suis senti en difficultés sur place", tempère-t-il. 

Un ressortissant français à Niamey témoigneSource : TF1 Info

ÉVACUATION 


Les opérations d'évacuation des ressortissants français au Niger vont "durer jusqu'à demain soir", annonce le ministère français des Affaires étrangères. Des discussions avec Niamey se poursuivent pour le déroulement de celles-ci, précise le Quai d'Orsay. 

RESSORTISSANTS EUROPÉENS


En plus de ses propres citoyens, la France va évacuer des "ressortissants européens qui souhaiteraient quitter le pays", a annoncé mardi Paris. Le ministère allemand des Affaires étrangères a notamment recommandé dans la journée "à tous ses ressortissants à Niamey" - moins de 100 personnes qui ne travaillent ni pour l'ambassade ni pour l'armée - d'accepter l'offre de la France.


L'opération va se dérouler sur une base du volontariat, et via des petits avions de transport militaires, non armés, précise le gouvernement français. 

L'OMBRE DE WAGNER AU NIGER


Au Niger, la situation reste tendue après le coup d'État militaire. Certains pointent l'implication de la Russie dans ce putsch et accusent Moscou d'attiser le sentiment anti-français dans le pays. Éléments d’analyse avec la chercheuse Lova Rinel.

UNE CENTAINE DE RESSORTISSANTS


Selon un journaliste de l'AFP présent sur place, une centaine de ressortissants français attendent leur évacuation à l'aéroport international Diori Hamadi de Niamey, ce mardi. 


À noter que les Français sont les seuls voyageurs à l'aéroport. Ils sont arrivés au compte-goutte dans des véhicules privés, avec des petits sacs, comme demandé par le consulat. La police nigérienne y est présente aux côtés d'une vingtaine de soldats de l'Hexagone. 


Quelque 600 personnes possédant la nationalité française se trouvent actuellement au Niger. 

PRÉPARATIFS EN URGENCE


L'ordre d'évacuation a été donné ce mardi matin. Près de 700 Français s'apprêtent à quitter le Niger. Une décision prise à la suite du coup d'État et des violences qui ont suivi, notamment contre l'ambassade de France à Niamey.

ÉVACUATIONS DU NIGER


Selon Anne-Fleur Lespiaut, correspondante de TV5 Monde, "les premiers ressortissants français sont accueillis par l’armée française à l’aéroport de Niamey", au Niger. 


Pour des raisons de sécurités, tous les Français présents sur place sont appelés à quitter le pays. 

L'ALLEMAGNE CONSEILLE À SES RESSORTISSANTS DE PARTIR À BORD DES AVIONS FRANÇAIS


L'Allemagne a recommandé ce mardi "à tous ses ressortissants à Niamey d'accepter l'offre" de la France de les évacuer à bord des avions qu'elle a affrétés pour faire partir du Niger ses citoyens.


Selon le ministère allemand des Affaires étrangères, moins de 100 ressortissants allemands - qui ne travaillent ni pour l'ambassade, ni pour l'armée - se trouvent dans le pays. La cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, a par ailleurs indiqué que l'ambassade allemande à Niamey "poursuivrait son travail".

UN AVION FRANÇAIS À NIAMEY


Selon le site spécialisé Flightradar, un avion parti de Marseille ce mardi vient d'atterrir à l'aéroport international de Niamey, au Niger.

UNE ENTREPRISE FRANÇAISE AU NIGER


Très peu d'entreprises françaises sont présentes au Niger. Orano (ex-Areva) emploie tout de même 900 personnes dans le pays. Que sait-on de sa situation ?

EMMANUEL MACRON SUIT LA SITUATION


Depuis le fort de Brégançon (Var), Emmanuel Macron suit activement la situation au Niger. Sa priorité est la sécurité des quelque 600 ressortissants français dans le pays.

Niger : depuis Brégançon, Emmanuel Macron suit activement la situationSource : TF1 Info

LA FRANCE, CIBLE PRIVILÉGIÉE


Au Niger, la France, ex-puissance coloniale dans la région et soutien indéfectible du président Mohamed Bazoum, retenu depuis le 26 juillet dans sa résidence présidentielle, apparaît comme la cible privilégiée des militaires qui l'ont renversé.

UN AVION FRANÇAIS EN VOL VERS NIAMEY


Un avion a décollé de Paris ce mardi à la mi-journée et est en route vers l'aéroport de Niamey pour évacuer les premiers ressortissants français de la capitale du Niger. La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a indiqué sur LCI que l'évacuation de tous les Français souhaitant quitter le pays aurait lieu "dans les 24 heures".

URANIUM : PAS DE RISQUE, SELON L'UE


La Commission européenne a estimé ce mardi qu'il n'y avait "pas de risque" pour l'approvisionnement en uranium de l'UE suite au coup d'État militaire au Niger, pays représentant un quart des approvisionnements des Européens. "Il n'y a pas de risque d'approvisionnement en ce qui concerne l'UE. Les opérateurs de l'UE disposent de stocks suffisants d'uranium naturel pour atténuer tout risque d'approvisionnement à court terme", a indiqué un porte-parole de l'exécutif européen.


En raison du processus d'enrichissement, qui a lieu sur le sol européen afin d'en faire un combustible utilisé en centrale, il ne s'agit en effet pas d'échanges en flux tendus. "À moyen et long terme, il existe suffisamment de gisements sur le marché mondial pour couvrir les besoins de l'UE", a ajouté le porte-parole.

CATHERINE COLONNA SUR LCI


La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a indiqué sur LCI que l'évacuation des Français souhaitant quitter le Niger se déroulerait "dans les 24 heures", et qu'un premier avion était en cours d'acheminement.

Coup d'Etat au Niger : Catherine Colonna sur LCISource : TF1 Info

LES RESSORTISSANTS ITALIENS PEUVENT AUSSI QUITTER LE NIGER


L'Italie a annoncé ce mardi se tenir prête à évacuer par avion ses ressortissants souhaitant quitter le Niger. "Le gouvernement italien a décidé d'offrir à nos compatriotes présents à Niamey la possibilité de quitter la ville avec un vol spécial pour l'Italie", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani. L'ambassade italienne à Niamey "restera ouverte et opérationnelle, notamment pour contribuer aux efforts de médiation en cours".

"LA SITUATION N'EST PAS STABILISÉE"


Sur LCI, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a prévenu que la situation n'était pas stabilisée au Niger et qu'il existait toujours "des risques".  "Il y a eu des incidents graves (...) contre notre ambassade dimanche, nous ne voulons pas prendre de risque pour la sécurité des Français", a-t-elle assuré. 


La ministre a toutefois tenu à rassurer les ressortissants qui souhaitent se diriger vers les points de rassemblement pour leur évacuation : "La situation est suffisamment calme ces dernières heures pour que nous procédions de cette façon", a-t-elle assuré.

QUELQUES CENTAINES DE FRANÇAIS CONCERNÉS


Les citoyens français seront rapatriés directement sur Paris, a expliqué sur LCI la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna. "Nous sommes en train de contacter" les personnes à évacuer, a-t-elle précisé, estimant à "quelques centaines", le nombre de ressortissants concernés ainsi que quelques centaines de ressortissants étrangers. 


Le premier avion est en route pour l'évacuation, qui devrait être terminée dans "les 24 heures", a indiqué la ministre.

CATHERINE COLONNA SUR LCI


La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a pris la parole sur LCI pour revenir sur l'évacuation des citoyens français qui sont basés au Niger. "Compte tenu du coup d'État qui se déroule au Niger et de la persistance d'une situation préoccupante, décision a été prise de permettre aux Français qui le souhaitent de quitter le pays et qui ne peuvent plus le faire par leurs propres moyens, puisque l'espace aérien a été fermé", a-t-elle déclaré. Les premières évacuations devraient avoir lieu cet après-midi, a assuré la ministre. 

TENSIONS


Les relations entre la France et le Niger se sont particulièrement tendues après le coup d'État. Paris a dû démentir, lundi, les accusations de la junte sur une intervention militaire française au Niger et nier l'usage d'un moyen létal pour disperser les manifestants devant son ambassade dimanche. On fait le point idi :

SITUATION DU NIGER


Le Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde, en dépit de ses ressources en uranium. Miné par les attaques de groupes liés à l'État islamique et à Al-Qaïda, il est le troisième pays de la région à subir un coup d'État depuis 2020 après le Mali et le Burkina Faso. 

ÉVACUATION


Le nombre de personnes à évacuer du Niger est estimé à 1500 par les autorités, dont environ une moitié de France, l'autre moitié représentant des citoyens européens et de pays ayant un partenariat de sécurité avec Paris, comme le Canada, la Suisse ou le Japon.

PRÉSENCE MILITAIRE


En parallèle des citoyens français présents dans le pays, des militaires de l'Hexagone sont également présents au Niger. Après le départ de la force Barkhane du Mali, Paris a en effet recentré son dispositif militaire au Sahel dans le pays. 1500 soldats français y sont ainsi déployés sur la base aérienne projetée de Niamey, la capitale. 

INTÉRÊTS


La situation au Niger inquiète la France. Il faut dire que le pays est l'un des derniers partenaires de l'Hexagone au Sahel. La France y avait redirigé 1500 militaires, mais elle pourrait voir ses intérêts sécuritaires et diplomatiques dans la région menacés.

CRISE AU NIGER


Bienvenue dans ce direct. Le Quai d'Orsay a annoncé ce matin l'évacuation des ressortissants français au Niger, en raison d'une situation très tendue depuis le putsch orchestré par une junte à Niamey. Suivez ici les derniers développements autour de cette crise et les opérations d'évacuation à venir. 

La France a décidé d'évacuer dès ce mardi ses ressortissants du Niger, "compte tenu de la situation à Niamey", a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. "Cette évacuation débutera dès aujourd'hui", précise-t-il.

Le Quai d'Orsay justifie cette décision par les "violences qui ont eu lieu contre notre ambassade avant-hier et la fermeture de l'espace aérien qui laisse nos compatriotes sans possibilité de quitter le pays par leurs propres moyens"

Un peu plus tôt dans la matinée, les Français du Niger ont été prévenus par un message de l'ambassade de France à Niamey qu'une "opération d'évacuation par voie aérienne" était "en cours de préparation" et aurait "lieu très prochainement". Le message précisait que "la date, l'horaire exacts et le lieu du point de rassemblement et de départ vous seront communiqués le plus rapidement possible" et qu'ils devront "rejoindre le point de rassemblement" par leurs "propres moyens".

Des milliers de manifestants devant l'ambassade

Les militaires nigériens qui ont renversé le président Bazoum ont accusé lundi la France - ex-puissance coloniale au Niger et soutien indéfectible du président déchu - de "vouloir intervenir militairement", ce que Paris a démenti. 

Des milliers de manifestants favorables au putsch se sont rassemblés dimanche devant l'ambassade de France à Niamey, scandant des slogans hostiles envers la France. Ils ont tenté d'entrer dans l'ambassade, avant d'être dispersés par des tirs de grenades lacrymogènes. Les putschistes nigériens ont précisé que ces les tirs avaient fait "six blessés, pris en charge par les hôpitaux" de la capitale.

Les voisins ouest-africains du Niger ont menacé dimanche d'utiliser "la force" si le président Bazoum n'était pas rétabli dans ses fonctions d'ici sept jours, une décision soutenue par les partenaires occidentaux de Niamey, dont la France.


La rédaction de TF1info

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