L’Équateur a failli basculer dans le chaos après l'évasion de prison de plusieurs chefs de gangs.
Depuis, une vaste chasse à l’homme a été lancée par les autorités et la situation se normalise.
L'armée et la police ont repris le contrôle de plusieurs prisons et libéré plus de 200 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire qui avaient été pris en otages.

C’est du pénitencier de Guayaquil, qu’a été déclenchée la crise sécuritaire sans précédent que traverse l’Équateur depuis une semaine. L'annonce de l'évasion le 7 janvier du redouté chef du gang des Choneros Adolfo Macias, alias "Fito", a provoqué une vague de mutineries avec prises d'otages de gardiens dans au moins cinq prisons du pays, des attaques contre les forces de l'ordre et d'autres actes visant à semer la terreur.

Hors caméra, on admet que les criminels font la loi à l'intérieur des murs et que les gardiens ne peuvent en assurer seuls la sécurité. Pour s’évader de cette prison de haute sécurité, l'ennemi public numéro un a bénéficié de complicité. 

Dimanche, l'armée et la police équatoriennes semblaient avoir repris le contrôle de plusieurs prisons et ont annoncé avoir libéré plus de 200 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire otages de mutins, ramenant le pays à une certaine normalité après une semaine de chaos. Mais seuls deux fugitifs ont été retrouvés et la chasse à l'homme se poursuit dans tout le pays.

Sur fond de "guerre" ouverte ces derniers jours entre les bandes criminelles liées au trafic de drogue et les forces de sécurité, l'armée a diffusé des images montrant des centaines de détenus alignés mains sur la tête, torse nu ou en sous-vêtements, tenus en joue par des militaires. Strictement encadrés par les soldats, les prisonniers devaient chanter l'hymne national, en rangs serrés au pied du drapeau équatorien.


La rédaction de TF1 Reportage Michel Scott, Antoine Pocry

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