Neuf personnes sont mortes au cours d'une nouvelle nuit insurrectionnelle au Pérou.
L'état d'urgence est décrété pour 30 jours, alors que l'armée a été déployée.
Des milliers de touristes sont quant à eux bloqués au Machu Picchu.

Malgré l'entrée en vigueur de l'état d'urgence, décrété par la nouvelle présidente Dina Boluarte, le Pérou a connu une nouvelle nuit de violence. Neuf personnes sont mortes à Ayacucho, dans le sud du pays. La mobilisation contre le tout nouveau gouvernement ne faiblit pas. Elle semble même avoir été ravivée par la décision de la cour suprême de maintenir en détention préventive le président déchu Pedro Castillo pour une durée de 18 mois.

Au moins 5000 touristes coincés

L'origine de cette crise politique remonte au début du mois, quand les congressistes, l'équivalent de nos députés, ont destitué et fait arrêter le président Pedro Castillo pour avoir voulu se maintenir au pouvoir après n'avoir pu dissoudre le Parlement. Une tentative qui sera qualifiée de putsch manqué par ses adversaires. Depuis, l'ex-président radical de gauche arrivé au pouvoir en 2021 croupit dans une cellule de Lima. Ses partisans campent devant la prison et réclament inlassablement sa libération. 

Dans le sud du pays, des manifestations violentes opposent les pro-Castillo aux forces de l'ordre quotidiennement. Des grands axes de circulation sont coupés, des aéroports bloqués. Depuis 24 heures, des milliers de touristes se retrouvent coincés au pied du Machu Picchu, aucun train ne circulant vers Cuzco, la grande ville de départ des excursions. "Nous avons 5000 touristes bloqués dans la ville de Cuzco, ils sont dans leurs  hôtels en attendant que les vols soient réactivés", a déclaré à l'AFP Darwin Baca, le maire du district voisin de Machu Picchu.


La rédaction de TF1info

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