VIDÉO - "C'est une forme de Navalny" : Trump se compare (encore) à l'opposant russe mort en prison

par T.G.
Publié le 21 février 2024 à 9h10

Source : TF1 Info

Condamné vendredi par la justice américaine, Donald Trump a assimilé ses problèmes à des persécutions politiques.
Il a établi un parallèle entre son sort et celui d'Alexeï Navalny, mort en prison la semaine dernière en Russie.

Donald Trump, l'Alexeï Navalny américain ? L'ex-président en est convaincu : il a comparé mardi son sort à celui de l'opposant russe, mort en prison la semaine dernière. "Cela se passe aussi dans notre pays", a prévenu le républicain, en lice pour un second mandat.

Le milliardaire, condamné vendredi à 355 millions de dollars d'amende pour avoir commis des fraudes financières, a comparé ce verdict au traitement réservé au principal opposant de Vladimir Poutine en Russie. "C'est une forme de Navalny. C'est une forme de communisme ou de fascisme", a-t-il estimé lors d'une réunion publique en Caroline du Sud diffusée sur Fox News.

"Nous sommes en train de devenir un pays communiste"

Relancé par une présentatrice acquise à sa cause, Laura Ingraham, Donald Trump n'a pas mentionné l'hôte du Kremlin. Il s'est contenté de saluer Alexeï Navalny comme un "homme très courageux", qui "aurait probablement mieux fait de rester à l'écart et de parler de l'extérieur du pays", au lieu de revenir volontairement en Russie. "Cela se passe aussi dans notre pays", a-t-il averti. "Nous sommes en train de devenir un pays communiste à bien des égards." 

Ces commentaires interviennent après la polémique initiale provoquée par le silence du républicain face au décès d'Alexeï Navalny. Sa mort a provoqué une vague d'indignations dans les pays occidentaux et le président américain Joe Biden a jugé dès vendredi que Vladimir Poutine en était responsable. Mais Donald Trump n'a pas immédiatement réagi et a été attaqué par sa rivale pour l'investiture républicaine, Nikki Haley. "Le fait qu'il ne dit rien sur Navalny (montre) que, soit il se range du côté de Poutine et pense que c'est bien qu'il tue ses opposants politiques, soit il ne pense tout simplement pas que c'est une affaire importante", a-t-elle estimé dimanche.

L'ex-président utilise désormais cette affaire pour arguer d'une cabale à son encontre, sans jamais mentionner Vladimir Poutine. Lundi, il est sorti de son silence sur son réseau Truth Social pour pousser cette thèse en dénonçant les "juges ESCROCS de la gauche radicale."


T.G.

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